“When the media machine is set in motion, no one wants to be excluded from the grand emotional ceremony of the moment”

Des membres de la Royal Navy se tienen devant l'abbaye de Westminster, sous une rangée de photographs de la presse internationale, lors des funérailles de la reine Elizabeth II, le 19 septembre 2022.

TF1, France 2 and les chaînes d’information en continu étaiten en édition spéciale, lundi 19 septembre, parfois dès 5 heures du matin, pour suivre les férailles de la reine Elizabeth II: un dispositif exceptional pour coverr le dernier épisode d’une séquence mediatique titanesque. This meeting was followed by millions of viewers, according to the media data relayed by Pure Media: 3.36 million on TF1 between 13:00 and 13:52, 3.20 million on France 2 between 13:15 and 15:00 h 15, 940 000 sur BFM-TV entre 11 h 58 et 13 h 14 – les différences horaires correspondant aux découpages de séquences choisis par chaque chaîne.

Depuis l’annonce de la mort de la souveraine, le 8 September, bon nombre de médias français ont bouleversé leur ofre éditoriale: des dizaines de reporters dépêchés au Royaume-Uni, de longues d’antenne, un défilé quotidien d’experts de la famille royale, des éditions spéciales à répétition… Au risque de trop en faire?

David Medioni est directeur de l’Observatoire des médias de la Fondation Jean Jaurès et journaliste. Il a coécrit et publié, début septembre, en partenariat avec Arte et l’Observatoire société & consommation, un rapport entitle « Les Français et la fatigue informationnelle. Mutations and tensions in our report to information ». Il revient sur la couverture mediatique de la mort d’Elizabeth II dans un contexte de surexposition aux informations.

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Even before the announcement of the death of the queen, on September 8, at the beginning of the evening, several channels of information were already in a special edition. During ten days, BFM-TV has délocalisé une partie of sa rédaction à Londres et envoyé sur place une dozaine d’équipes. What reveals the intensity of treatment of the death of Elizabeth II?

Il convient de distinguere les chaînes d’information en continu, les radios, les réseaux sociaux et la presse écrite – even if cette dernière is not exempt from reproaches, Le Parisien ayant fait cinq « unes » en dix jours sur le sujet. De manière générale, l’ampleur de la couverture de cet événement montre un engouement pour l’émotion rather than pour l’information. Il ya eu une forme de disproportion et un emballement médiatique dans une logique court-termiste d’audience. Le dimanche 11 septembre, trois jours après la mort de la reine d’Angleterre, une contre-offensive d’ampleur avait lieu en Ukraine, et les JT du soir ne l’ont pas menélémente avant 20 h 25.

Dans ce cas de figure comme dans d’autres, le même cercle vicious se met en place : les réseaux sociaux s’emballent [la mort de la souveraine britannique a battu un record historique sur Twitter, le soir de sa mort, avec un pic de 1 834 tweets publiés par seconde] et les médias embrayent, puis les politiques reagissent. En l’espèce, la premier minister, Elizabeth Borne, a été jusqu’à declarer : « The French are also in mourning. » Quand la machine médiatique se met en marche, personne ne veut être exclu de la grande cérémonie emotionalle du moment.

Compte tenu des audiences des chaînes d’information en continuous à l’issue de la mort d’Elizabeth II, one pourrait penser qu’il ya une real demande pour ces formes de traitement de l’information…

Je ne le crois pas. On peut avoir l’impression que si l’audience est au rendez-vous, alors cela signifie que le public nous suit. Dans l’étude realized by the Fondation Jean Jaurès, Arte et l’Observatoire société & consommation, et publié début septembre, on a pu analyser les effets immédiés du trop-plein d’informations sur les Français: ils sont 85 % à dire qu ‘ils ont souvent le sentiment de voir les mêmes actualités toute la journée ; 59% à estimer que cet excès d’informations les empêche de prendre du recul; 53% à avoir souvent l’impression de n’avoir rien lu ni entendu d’utile ou d’intéressant de la journée ; 51% à avoir du mal à distinguer ce qui est vraiment important ou non; 49 % à avoir du mal à se faire une opinion…

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Avant même les chaînes d’information en continu, les réseaux sociaux ont une nouvelle fois offert une caisse de résonance très importante à l’événement. Est-ce un moyen de trouver des informations plus personnalisées?

Ce que nous apprend l’étude que nous avons réalisée, c’est que even les plus à l’aise avec les réseaux sociaux ne parviennent pas toujours à sy retrouver dans le flux des informations qui y circulent. Nous avons identificado une population que l’on a calle les « hyperconnected épuisés » (17% of the sample), principally des jeunes urbains diplôme ayant une forte consommation des médias et maîtrisant les codes des réseaus sociaux, dont on aurait pu penser qu’ils sauraient naviguer dans cet univers informationnel. In reality, the hyperconnected font also causes stress and anxiety, linked to this overexposure.

Peut-on measurer les effets sur le long terme de ces surexpositions à l’information?

Cela peut mener à des formes d’épuisement et de retrait des médias. D’après notre étude, 53% of the French say that they regularly deactivate the notifications of their mobile phone, 30% force themselves sometimes to not turn on the television and 27% say that they control the time they spend behind the screen. Il ya une vraie volonte de retrait de l’espace médiatique: 77 % of the French interrogés declare that they have come to limit their access to information, voire de cesser de les consulter, don’t 28 % regularly.

Ces logiques d’audience s’appinant sur l’émotion brisent petit à petit le lien entre le public et les médias. La surcharge d’informations est en train de dilapider à la both la confiance et le lien qui peut exister avec les téléspectateurs, auditors ou lecteurs.

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