redémarrer tous ses réacteurs nucléaires pour cet hiver, une promesse difficile à tenir

Parallel to the recovery of 32 reactors, EDF plans to shutdown four other reactors by the end of the year. GUILLAUME SOUVANT / AFP

Nombre d’incertitudes planent sur la capacité de l’énergéticien à tenir ce planning, linked in particulier aux problèmes de corrosion détectés sur une dozaine de réacteurs.

Alors que l’hiver s’annonce particulier tendu pour l’approvisionement en électricité de la France, l’état du parc nucléaire français, essentiel pour le système énergétique hexagonal, est scruté avec inquietude. «32 réacteurs sont à l’arrêt, dont certains pour corrosion sous contrainte, et d’autres pour les maintenances habitualelles», a rappelé Agnès Pannier-Runacher vendredi, à l’issue du premier Conseil de défense énergétique. Et la ministre de la Transition énergétique d’announcer qu’EDF sétait «engagé à redémarrer tous les réacteurs pour cet hiver».

Une declaration qui a suscité enormément d’interrogations, certains la comprendre comme la promesse que 100% du parc nucléaire français serait disponible durant tout l’hiver, du 21 décembre au 19 mars. La reality ne ressemblera pas à cela. Car, si EDF confirm au Figaro le calendrier de rédémarrage de ses 32 réacteurs (sur 56) pour cet winter – dont quatre devaient être rélancés ces derniers jours -, l’énergéticien prévoit dans le même temps l’arrêt programmed de quatre réacteurs d’ici à la fin de l’ année. Et en a déjà prévue un autre, à Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher), à partir du 21 janvier.

On the other hand, the redémarrage des 32 réacteurs à l’arrêt evoqués par Agnès Pannier-Runacher s’étale jusqu’au 18 février, pour le réacteur 1 de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne). «L’objectif, c’est 27 ouverts d’ici fin décembre, et les 32 aujourd’hui fermés ouverts d’ici février», a indicé le ministre délégue chargé de l’Industrie Roland Lescure sur Franceinfo lundi. «Tout le parc ne sera donc pas disponible cet hiver», indique-t-on chez EDF, en précisant que «5 to 10 reactors will be in maintenance» durant l’hiver. Soit à peu prèscomme l’hiver dernier», assure-t-on du côte de l’entreprise publique.

Des réparations parfois complexes

Beaucoup d’incertitudes planent sur la capacité d’EDF à tenir ce planning. Est notably mise en doute la faculté de l’énergéticien à effecteur dans les temps les réparations sur la dozaine de réacteurs victimes de problèmes de corrosion. «Il ya un grand nombre de chantier à mener simultaneouslypointe-t-on du côte de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dont l’autorisation est necessaire pour redémarrer un réacteur. Et ils se font en plus dans des zones exposés à de la radioactivité, donc il ya des constraints particulières en termes d’intervention.» «The intervention of operators in the irradiated zone will limit the individual intervention capacity of each agent», abonde Yves Marignac, consultant sur le nucléaire et la transition énergétique au sein de l’association négaWatt.

L’ASN highlights par ailleurs que, sur la dozaine de réacteurs concerned, «plusieus doivent faire l’objet de travaux de plus grande ampleur». «They present un peu plus de difficulty et donc d’incertitude in terms of calendar», juge-t-on. D’autant plus, selon Yves Marignac, qu’il existe «une contrainte importante, celle du nombre d’opérateurs qualifiés disponibles pour mettre en œuvre ces réparations».

Une pression mise sur l’autorité de sûreté nucléaire?

Finally, the calendar of EDF seems to omit the fact that certain reactors «font encore l’objet de contrôles», reporte l’ASN. «Soit pour determiner l’ampleur du phenomenon de corrosion, soit pour savoir s’ils font l’objet de corrosion, ce qui rajoute une part d’incertitude», ajoute l’authorité, qu’Agnès Pannier-Runacher a présentée mardi sur CNEWS comme «l’une des agencies les plus exigeantes au plan international“and”independant».

Une manière pour la ministre de réponder aux accusations, émises par certains observateurs, de pressures que le gouvernement mettrait sur l’ASN pour autorise le rédémarrage des réacteurs actuellement à l’arrêt, au mépris de la sûreté. «Sur les réacteurs en arrêt programmé, garantir qu’il n’y aura pas de glissement du calendar, c’est décider par anticipation que tout aléa pouvant engage la sureté soit negligé ou repoussé», estime Yves Marignac. Le même problème se présente concernant les arrêts de réacteurs pour corrosion, selon l’expert. «Plus the pressure is exerted to speed up the implementation of these repairs, plus the margin of appreciation of the ASN to authorize the restart is reduced», avance-t-il. Même si, du côté d’EDF, on précis que «le gouvernement n’a rien demandé», et qu’«It is based only on the calendar» que l’entreprise lui a communiqué.

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