portrait de Yungblud, un jeune punk rockeur turbulent pour briser les cases et les barrières

Des franges roses, des drapeaux arc-en-ciel, un ciel bleu éclatant… Et une foule en pleine déflagration de couleurs. Yet, dans la rue de Londres, la lumière la more éblouissante provient du noir complet d’une silhouette en pleines convulsions. Un clip, un refrain : Don’t Feel Like Feeling Sad Today! (“Pas envie de se sentir triste aujourd’hui”). Sur une scène improvisée, son sourire de Joker angélique grimpe jusqu’à son eyeliner coulant.

L’hyperactif britannique de 25 ans scande une joie pop en trémoussant sa crinière noire et violette. Comme à chaque performance, Yungblud devient l’hôte de cette vitalité punk s’échappant tout droit des années 70. Et il la transfuse en un éclair à son public survolté. Comme, sans doute, il l’insufflera aux festivaliers pour l’overture du festival Rock en Seine ce 25 août.

“Honnêtement, c’est pour ça que je vis”. Au début du clip, le chanteur se résumé avec son acéré du Yorkshire. Et après bientôt cinq années depuis son premier EP, mission quasi impossible de lui donner tort. Garage rock à la Arctic Monkeys, alternative rock teinté de rap à la Twenty-One Pilots, hip-hop aux accents pop-punk à la Post Malone… Yungblud a beau virevolter entre les genres musicaux, sa vigueur demeure contagieuse et inépuisable. I’m not the best guitaristconfiait-il à Spin en mai. […] Mais ce qui va te couper le souffle [sur scène]c’est mon énergie”. Car avant d’être la voix d’une génération libérée, Yungblud c’est d’abord le cri mélodieux d’un garçon trop longtemps incompris.

5 août 1997. Dominic Richard Harrison voit le jour au sein d’une famille de la middle class, dans une ville moyenne du nord industriel de l’Angleterre. Yet, rapidly, la norm le rejette autant qu’il la rejette. Un père parfois violent avec sa mère. Une scolarité complexifiée par son TDAH (trouble du deficit de l’attention avec ou sans hyperactivité). Et un certain goût pour le maquillage, ainsi que la mode féminine et émo qui ne l’a jamais quitté. Il le raconte à ES Magazine en février 2020 : Quand tu as grandi à Doncaster en portant des bas résille et des robes aux arrêts de bus, tu t’endurcis”.

À l’âge de 15 ans, le jeune Dom’ s’enfuit pour Londres dans une queste introspective. Sexually (il affiche haut et fort sa liberté), mais aussi artistiquement en étudiant le théâtre à la renomnie Arts Educational School. Cette fiber artistique donnera naissance à Yungblud. Mais ses racines s’ancrent bien plus profoundly dans son ADN. Toute son enfance, il aide au magasin de guitare de son père après l’école. He discovered Oasis, T-Rex (with which his grand-père played for a moment), The Clash, the Sex Pistols… But even so, his curiosity led him to become a captive of the “rock” case. s’ouvre au hip-hop des Beastie Boys, Run DMC… Because [pour ces artistes]il est simply question de foutre le bordel”résumé-t-il à Fanzine début 2021.

Depuis, pas de cloisons dans sa musique, ni dans ses collaborations. Les labels veulent l’envoyer faire de la pop à The Voice? Trop réducteur pour lui. Yungblud dives into rap alongside Machine Gun Kelly, into metal with Bring Me The Horizon, into pop with Imagine Dragons… Et il prend même l’habitude de reprendre les classiques de ses idoles. Comme en mars 2021 avec David Bowie. Costume rouge incandescent, cheveux gominés, les notes de Life on Mars s’échappent de ses cordes vocales dans un hommage touching. Like Lady Gaga, I learned that if I didn’t want to belong to the real world, I could create one for myself.raconte-t-il à People quelques mois aupuravant. Et je l’ai fait.”

Ce monde, Dom’ le bâtit sans cases, ni barrières. Dans la musique, comme dans les sentiments ou la sexuality. “Les barrières, c’est pour les poules”, sourie-t-il à l’émission Taratata en décembre 2019. Enfant, il se sentait comme un extraterrestrial. Adulte, il veut rassembler par sa musique tous les jeunes (mais pas que) qui ont ressenti cette différence. Pour my premier album [21st Century Liability en 2018]j’étais comme une casserole qui a bouillonné toute ma vie parce que les gens ne me comprenaient pasimageit-il à Virgin Radio en février 2021. Jusqu’à ce que le couvercle tombe.” Une fois sa colère semée, le chanteur voit sa communauté fleurir. Comme il le chante dans son hymn pop-punk: There’s hope for the underrated youth” (“Il ya de l’espoir pour la jeunesse sous-estimée”).

Yungblud, literally “sang neuf”, s’écrit donc au pluriel. Yungblud, c’est une communauté de gens qui vivent ensemble, et s’assument tels qu’ils sont”, dissertatione Dominic Harrison dans la Boîte à Questions début 2021. Et surtout une communauté soudée contre toute discrimination sexuelle ou raciale. Ses jeunes fans, ou “sa famille” comme il aime à dire, se sont même baptisés en s’inspirant des deux coeurs tatoués sur ses deux majeurs: le “Black Hearts Club” (le “club des coeurs noirs”). Et cette affection, la rockstar leur rend bien.

Avant de mettre leurs traumas en musique dans son second album Weird! fin 2020, Dom’ refuses to lose his second family pending le premier confinement. Sa parade: presenter un show déjanté où il alterne concerts endiablés et interviews d’invités, The Yungblud Show. Blazer à clous, lunettes surdimensionnées, il s’ouvre dans le premier épisode en mars 2020 : “I didn’t want to be separated from you”.

Et plus de deux années à chanter l’amour, le genre, la sexualité… plus tard, sa communauté attend toujours quil se vouille davantage. Dans sa musique, comme dans sa vie. Leur patience va être récompensée avec son 3e album éponyme.Tous mes albums ont porté sur la société et les autresannonçait-il pour Spin. This album is my story.” Rendez-vous le 2 septembre pour re-découvrir le Dom’ derrière Yungblud.

Yunglud est en concert jeudi 25 août sur la scène principale de Rock en Seine, au Domaine national de Saint-Cloud.

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