Parler de son cancer ou le taire, leur décision illustre un dilemma

Patrick Sébastien, Louis Laforge ont tous trois révélé avoir vaincu un cancer.
Figaro Live / Getty Patrick Sébastien, Louis Laforge ont tous trois révélé avoir vaincu un cancer.

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Patrick Sébastien, Louis Laforge ont tous trois révélé avoir vaincu un cancer.

PSYCHOLOGY – « Le mot cancer ne m’effraie pas. Simply, je n’ai pas voulu le médiatiser. » Dans Vivre et renaître chaque jour, un livre à paraître le 29 septembre aux éditions XO, Patrick Sébastien reveals avoir guéri d’un « kidney cancer with a gross operation », comme il l’a confié lors d’une interview au Figaro. Maladie dont il parle maintenant qu’il n’est plus en danger.

In the same way, the presenter of the Health Magazine Michel Cymes raconte in his book to be published on October 5, Rien n’est impossible (éditions Stock), comment il a vancu un cancer. Fin août, c’était le journaliste Louis Laforge qui annonçait avoir survécu à la maladie. « Un rein, un canal de l’uretère, un morceau d’intestin grêle et de colon et surtout un cancer en moins », écrivait-il sur Twitter.

Par leur sortie du silence et la manner dont elles le font, ces trois personnalités raise the delicate question of parler publiquement de sa maladie ou non, et à quel moment.

Préserver l’intimité

Que l’on soit célèbre ou inconnu, l’annonce à son entourage, proche ou moins proche, est un moment qui n’est jamais simple, et pour lequel il n’existe pas de formula magique. « Souffrir d’une maladie chronique comme le cancer relève de l’ordre de l’intimité, de la souffrance physique et morale. Cette intimité, certains ont envie de la preservation, quand d’autres ont besoin ou envie de la rendre publique »explain au HuffPost le docteur Ophélie Soulie, psychiatrist à l’Institut Curie de Paris.

De fait, pour cette spécialiste en psycho-oncologie, il existe « tout autant de réponse ou de manières de manage la maladie que de malades eux mêmes. Chacun fait comme il peut, avec les ressources qu’il a ».

Certains préférent donc taire cette information avant d’aller mieux. « C’est intéressant à médiatiser quand il est guéri. L’apitoiement sur soi-même est la pire des choses pour parvenir à renaître », explained by example Patrick Sébastien au Figaro.

Quelle que soit la notoriété d’une personne, s’ouvrir sur la maladie, partager cette difficulty aupres de ses proches, peut être très douloureux. Some, comme Virgil Abloh, créateur decédé en novembre des suites d’un angiosarcome cardiaque à l’age de 41 ans, gardent privée cette information. « Le dire rend reale l’angoisse que genere la maladie. À partir du moment où vous partagez cette information, l’idee d’être malade, de pouvoir en mourir, est mise en exergue. Ce qui est douloureux, c’est la prise de conscience de cette réality »pursuit-elle.

Source de soulagement

En même temps, ce partage peut aussi être source de soulagement. En trouvant du soutien dans la sphere familiale, ou dans la sphere professionnelle, par exemple. « Pourquoi informe-t-on ses proches ? », interrogeait Sarah Dauchy, alors psychiatrist à l’institut Gustave Roussy, center de soins, de recherche et d’enseignement prenant en charge les patients atteints de cancer, contactée par Le HuffPost on the occasion of the release of the film Just the end of the worldby Xavier Dolan. « Est-ce par besoin de partager et recherche de soutien, ou par devoir d’informer, voire de préparer à la perte? »pursuit-elle.

« En annonçant la maladie, le patient va s’aléger d’un poids éconerme », explains à Psychologies Marie-Frédérique Bacqué, professor of psychopathology at the University of Strasbourg. « Il va se libre du fardeau du secret ».

« Ça n’arrive pas qu’aux autres »

Dans le cas de Michel Cymes, parler de sa maladie dans son livre revient à donner des « clefs » à ses lecteurs. « This book is different from all my other books. J’y aborde un sujet dont je m’étais toujours efforcé de garder les details secrets (…), écrit-il dans sa note d’intention. En le partageant avec vous, chers lecteurs, qui m’êtes fidèles depuis tant d’années, j’entends donner des clés qui vous préparimento de déverrouiller certain aspects d’un autre vécu, le vôtre. »

Son objectif, tout comme il le fait dans son émission, est avant tout la prevention. “Vous allez constater que le cancer n’arrive pas qu’aux autres et qu’il importe de se faire dépister car on n’a pas toujours la chance, comme moi, de le décovrir par hasard”prévient-il.

Interrogé dans C’est à vous sur les réflexes à avoir pour un diagnostic rapide, le journalist Louis Laforge avait gave des conseils : « J’avais une petite gêne, qui devenait une petite douleur : I’ai été consulté et c’est comme ça que les médecins ont vu que j’avais un cancer. Il ne faut pas sous-esttimer les petites douleurs. »

Même son de cloche du côte de Patrick Sébastien : « Je me suis láncé dans plein de projets. L’important c’est de faire et de rester debout. Et si ça peut aider certaines personnes à tenir un peu mieux… Je croise plein de gens qui vivent mieux grâce à mes bouquins. C’est une vraie satisfaction », estime-t-il toujours dans le Figaro.

Virgil Abloh has not stopped creating and working on his collections during his months of fighting cancer. His last collection for Louis Vuitton was presented two days after his death. « Quand on a du mal à parler de ce que l’on vit, cela peut-être parce qu’on en a peur, mais aussi pour garder une forme de stabilité, des répères, dans un moment de chaosexplained Ophélie Soulie. À ce moment-là, one peut ne pas avoir envie de se montrer à travers le filter de sa maladie, de garder la maîtrise de l’image que l’on renvie ».

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