«Paris, c’est ma ville, c’est ma vie, c’est mon amour»

Actress engagée pour la revolution en cours en Iran, Golshifteh Farahani est à l’affiche cette semaine d’Une Comédie romantique. Pétillante comme son personnage dans le film, elle declares sa flamme à Paris.

Paris Match. Comment êtes-vous entrée dans l’aventure d’Une Comédie romantique
Golshifteh Farahani.
C’est Laurent Grégoire, mon agent, qui m’a conseille de rencontrer Thibault Seguin. Sans lire le scenario, j’avais déjà envie de travailler avec lui. Bien sûr, il m’a tout de suite parlé d’Alex Lutz, qui est une star en France. Puis le scénario m’a fait tellement rire, j’adore jouer la comédie.

Comment avez-vous trouvé le ton juste avec Alex?
Thibaut nous a laissez assez libres. C’était très organique, on n’a pas fait d’effort pour être naturels. Alex me faisait tout le temps rire sur le plateau. Je trouve son humor très drôle. Il disait quelque chose et tout le monde riait, c’était comme un coup de rire. Après c’était fini. Mais moi, un an après, je ris encore quand je me souviens de certaines histoires. Lors d’une scène, il y avait un scooter qui passait en permanence, nous ne parvenions plus à tourner et il m’a dit : «c’est comme une tragédie grecque» et nous sommes partis dans un fou rire. Nous nous sommes beaucoup amuses.

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Votre personnage m’a rappelé un autre de vos films, «Paterson» de Jim Jarmusch. Are you particularly sensitive to poetry in cinema?
Oui, en fait, j’aime les films avec des sujets profonds, mais en même temps légers, drôles… J’aime beaucoup être dans ce genre de film. It’s Ridley Scott who told me «Tu dois absolument faire de la comédie». But “Paterson”, “Un Divan à Tunis”, ce ne sont pas seulement des comedies. D’ailleurs pour moi, «une Comédie romantique» est un drame où l’on rit.

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Vous aimez d’ailleurs les comédies romantiques comme spectatrice?
J’adore, j’adore (rires). Thibault a d’ailleurs choisi ce titre car il voulait assumer même si les critiques n’aiment pas beaucoup le genre. J’étais toujours en Iran lorsqu’est sorti «Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain», j’ai dû le voir vingt fois. Les comédies romantiques font du bien. On a tous besoin de comédie innocente, romantique. On a besoin de romance, on a besoin de «dolce», de sucré. C’est pour ça qu’on aumait autant les grandes comédies italiennes des années 70.

J’éprouve plus de nostalgie pour Paris pour Téhéran

Golshifteh Farahani

Le film est aussi une déclaration d’amour à Paris, mais pas le Paris des cartes postales et des monuments instead celui des petits cafés.
C’est le Paris que j’aime, le Paris cosmopolite, le Paris qui n’est pas parfait. C’est comme un amant ou une maîtresse, on ne peut pas vivre en paix avec, mais elle inspire nous. Au début, je détestais cette ville, Paris représentait mon exile. But when I left Paris in 2016, I realized that I felt more nostalgia for Paris for Téhéran. J’ai plus d’amis ici que partout dans le monde. Paris, c’est ma ville, c’est ma vie, c’est mon amour. Quand les gens râlent de Paris, je leur dis que vous ne pouvez pas comprendre pourquoi Paris c’est extraordinaire même quand il fait moche comme aujourd’hui. J’adore tout ce que tout le monde déteste, j’adore! J’adore le serveur qui râle, les dames qui parlent trop fort.

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Souvent les plus belles déclarations d’amour à Paris sont faites par des réalisateurs étrangers…
Thibaut is Breton, cela doit être pour ça (laughs). Je crois que les adoptés parisiens voient en Paris des choses que les enfants biologiques de ce pays ne voient pas. Paris, c’est la plus belle ville du monde, c’est la ville plus romantique du monde. Sa beauté me coupe toujours le souffle quand je me promène en vélo.

Qu’avez-vous brought au personnage de Salomé?
On apporte toujours quelque chose de nous à nos personnages, mais bon comme Thibault, il a écrit le rôle en pensant à moi, Salomé, elle me ressemblait. Elle est pétillante. Moi je suis assez pétillante (laughs). Je suis rarely de mauvaise humeur. Elle ne juge pas. Elle ne se concentrate pas sur ce qui ne va pas. Moi aussi dans la vie, j’essaie toujours de voir ce qui va.

In your career, you alternate between big productions and small films. C’est par choix?
Je ne veux pas rentrer dans un cadre, ne faire que des films indépendants, des séries ou des films hollywoodiens. Deux jours de «Tyler Rake» (le blockbuster de Netflix dans laquelle elle tient l’un des rôles principaux, Ndlr)), c’est le budget d”Une Comédie romantique». Mon âme appartient au cinéma indépendant mais mon corps aime le cinéma américain, tenir de grosses armes, conduire de gros bolides, les films d’action. J’aime les deux. Je veux être libre de faire tout ce que je veux.

Vous avez encore des rêves de cinema?
J’aime les rencontres. J’ai fait beaucoup de premiers films, je fonctionne à l’instinct. La magie du cinéma, c’est la rencontre entre l’histoire, le réalisateur et les actors. J’adorerai travailler avec Jacques Audiard, avec Xavier Dolan also. Mais vous savez, «Tyler Rake», c’était un premiere film. Bon, à 250 million…. Ma caravane sur le tournage était plus grande qu’un appartement parisien (laughs). Là je viens de tourner «Tyler Rake 2», six-seven months of preparation for 2 hours of film. Et je tourne aussi la saison 2 de la série «Invasion».

Vous avez malgré tout le temps d’aller voir des films au cinéma?
J’aimerais mais je manque de temps et je vis au milieu de la nature. J’ai vu recently «Everything Everywhere All At Once», j’ai adore. Bon, il va falloir que je le vois cinq fois pour tout comprendre mais la scène des pierres, c’est génial. Otherwise, I adore le cinéma asiatique, coréen et japonais surtout des années 50. C’est de la poésie, tout est subtil.

Can you pass the camera?
Tous les réalisateurs avec quelques je travaille me demandent pourquoi je ne passe pas derrière la caméra, car je m’interesse beaucoup à comment les films sont faits, au montage, s’il faut couper une scène… En Iran, je voulais faire des films. Abbas Kiarostami said « Si on trouve un joli bouton, on peut faire un joli manteau pour ce bouton-là». J’ai trouvé quelques boutons, mais ce n’était pas suffisant pour faire un manteau. Alors moi, je cherche encore, peut-être un jour, je ne sais pas. Mais là, en Iran, il faut d’abord qu’on fasse la révolution.

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