nouveau chef-d’œuvre pour le papa de Mad Max? ⌛️

Loin de l’essence et la fureur de Mad Max : Fury Road, George Miller nous rappelle combien il reste un fantastique conteur d’histoires dans Trois Mille ans à t’attendre. Peut-être trop fantastique.

Although Mad Max: Fury Road is positioned as one of the major films of the last decade, many of its detractors point to a lack of history, summarizing this latter as “a course of Mario Kart in the desert” (dixit ). Une critique réductrice, mais neveinten compréhensible pour qui ne se serait pas laisser happer par le spectacle grandiose de George Miller. Qu’ils se reassurent, Trois Mille ans à t’attendre pourrait se voir comme une réponse leur étant adressés ; le réalisateur rappelant à toutes et tous qu’il n’est pas qu’un génie de l’image, c’est également un formidable conteur.

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Ici, le cinéaste entend disséquer le poids des mots et des myths dans notre société, sans quitter le postulate féerique de son récit. Dès le premier plan, Tilda Swinton prend la posture de narratrice et prévient que ce qui suit, bien que ce soit vrai, sera plus acceptable si on le prend sous forme de conte de fées. On retrouve le thème de la foi, cher à Miller (très présent dans Fury Road), approché ici de manière très cartesienne : pour que quelque chose devienne réelle, il faut juste accepter d’y croire.

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C’est ainsi qu’il fait de son héroïne une narratologiste dont l’étude des récits lui a permis de conclure (prématurement comme elle le découvrira) que les Génies – ou Djinns – et autres créatures de légende n’était qu’un moyen pour leurs contemporains d’explicer l’inexplicable, avant que la science vienne rendre ses êtres obsolètes. Nevertheless, l’homme, ayant toujours cette soif de croire, s’est tourné alors vers les aventures des figures super-héroïques modernes. Mais si ces créatures oubliées existaient bel et bien et que c’est nous qui les avions rendus inaptes à ce monde? Et si ces récits du passé en disaient bien davantage sur l’Homme que la science? Lorsque Alithea Binnie rencontre un Djinn lui proposant d’exaucer trois souhaits, elle n’a estudié que trop le côté néfaste des vœux et refuse de se laisser tenter. Jusqu’à ce que le jinn lui raconte son histoire…

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Trois mille ans à t’attendre se présente comme une revisit actuelle assumée des contes des Mille et Une Nuits où deux êtres solitaires se trouven en se racontant des souvenirs passé. Miller s’amuse d’ailleurs à déguiser son film en livre, le découpant par chapitres au grès des mémoires de ses héros. Un bel écrin pour celui dont l’imagination s’allie constantement avec le sens du spectaculare, nous offrant de véritables tableaux dès qu’il nous plonge dans les siècles oublié où les légendes prennent vie.

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Que l’on soit dans les couloirs du palais doré de la Reine de Saba, des guerres Turco-Persanes ou des inventeurs du XIX siècle, la mise en scène de Miller déborde de déborde de déborde de magie et surtout, exprime continuellement quelque chose. Chaque scène contient un propos, une partie du conte et amène le spectateur vers un voyage dans le temps afin vivre une expérience sensoryelle. Une expérience decuplée par la science du montage avec des transitions entre le passé et le présent tellement harmonieuses qu’on passe d’une séquence à l’autre aussi simplemente qu’on turnrait les pages d’un livre.

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Trois Mille ans à t’attendre demonstrates d’un maestria esthétique qui va de pair avec son sens de l’allégorie. Ici, les images répondent aux mots et ces derniers ont un sens, partie intégrante d’une vision, d’un sentiment finalement très humain; le plus beau qui soit. Parce que les histoires de Trois Mille ans à t’attendre n’en sont finalemente pas, ce sont des voyages vers la psyche, explorant notre rapport à l’autre et à ce qui nous entoure. Chaque minute du film est une invitation à nous laisser aller et nous porter.

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Conte onirique, travail d’orfèvre, interpretation magistrale de Tilda Swinton et Idris Elba… il ne manque rien à Trois Mille ans à t’attendre et c’est peut-être là son principal défaut. En nous livrant un scénario verbeux doublé d’une peinture esthétique immaculée, Miller signe un de ses films les plus aboutis, mais aussi l’un des plus froid. Tout du long, on a eu la sensation, purely subjective par definition, de rester à l’écart. D’assister, justement, à quelque chose qu’il nous était raconté, mais dont on ne faisait pas partie. On admiring the beauty of words and images, sans s’en imprégner. On est témoin de deux vies qui nous échappent. Le film transpire l’émotion, mais ne la provoque pas, du moins concernant l’auteur de ces lignes.

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More objectively, le métrage porra également laisser sur le carreau cells et ceux qui ne succomberait pas à un scenario qui se laisse couler, sans imposer de rythme, d’énergie. Là où Fury Road brillait par son action, Trois Mille ans à t’attendre en est presque dénué. C’est une proposition de cinéma et comme toute proposition, il ne tient qu’à celui ou celle qui regarde de l’accepter ou non, de croire ou non.

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