non, Britney Spears, les gro·ses ne sont pas tes faire-valoir

LOS ANGELES, CA - DECEMBER 02: Singer Britney Spears performs onstage during 102.7 KIIS FM's Jingle Ball 2016 presented by Capital One at Staples Center on December 2, 2016 in Los Angeles, California.  (Photo by Kevin Winter/Getty Images for iHeartMedia)

“Avoir l’air plus mince en traînant avec des gros” : non, Britney Spears, les gro·ses ne sont pas tes faire-valoir (Photo by Kevin Winter/Getty Images for iHeartMedia)

Sur son compte Instagram, entre deux vidéos et des selfies dénudés, Britney Spears recently partagé une publication qui affirme : “La seule façon d’avoir l’air mince est de traîner avec des gros.” Une phrase qui a été denóncé par des milliers d’internautes, mais qui témoigne d’à quel point la grossophobie a été normalisée.

Ces dernières années, Britney Spears has traversed her lot of trials. Sa tutelle a evidently eu un impact sur bien des aspects de sa vie, son arrêt naturel de grossesse a été un coup dur, et l’incursion de son ex, qui a tenté d’interrompre son mariage avec Sam Asghari, n’a fait que confirmer que la chanteuse n’est pas sortie de sa malchance. Mais tout cela n’excuse pas son attitude lorsqu’elle tient des propos displaces. Et cela a été le cas il ya quelques jours, lorsqu’elle publié une citation grossophobe sur son compte Instagram.

Video. La Minute de Britney Spears

Britney Spears a ellemême été victime de grossophobia

Toutes les personnes qui ont grandi dans les années 2000 se souviennent de la façon dont le corps de Britney Spears a été scruté, judged, criticized. Le moindre bourrelet, le moindre costume qui avait l’air un peu trop serré était assorti des commentaires suivantes : “Britney Spears a grossi”, “Britney Spears se laisse aller”… Le tout alors que la star n’a jamais eu un corps qui ne soit pas entiere normé.

On le sait: lorsqu’elle était sous la tutelle de son père, le minneir aspect de sa vie était sous contrôle, de sa contraception à son alimentation, en passant par sa musique. Et visibly, cela a laissé des traces, puisqu’elle a publié sur Instagram une citation de Rodney Dangerfield, comedien de stand-up qui affirme : “I realized qu’il n’y avait qu’une seule façon d’avoir l’air mince : traîner avec des gros.” Une simple comparison, dirons certains. On est tous et toutes le ou la mince de l’un, le gross ou la grosse de l’autre. Mais derrière cette phrase se cache en réalité une grossophobia crasse et normalisée, qui laisse entendre que les personnes en surpoids ont moins de valeur, et que leur seul rôle est de pousser les minces à se sentir mieux dans leur peau.

Les gros sont moches, c’est bien connu

Ce concept ne vient pas de nulle part. Depuis des années, la minceur a été érigée en tant qu’ideal dans notre société, tandis que les personnes en surpoids sont moquées, humiliées, critiquées. Elles sont jugées gourmandes, incapable de se controlre, feignantes… The famous cliché du gross ou de la grosse qui passe sa journée à se goinfrer dans un canapé, en regardant la télé. Yet, on le sait : il ya une composante genetic à l’obésité, et bien souvent, le surpoids est lié à des problèmes hormonaux ou mentalaux, à des troubles du comportement alimentaire. Mais pour les personnes qui ne jurent que par la minceur, ces explications n’ont pas de valeur, puisqu’elles prouvent que la volonté seule ne suffit pas toujours à perdre du poids. Ce qui signifie que les personnes minces ne sont pas plus valeureuses, puisqu’elles arrivent à se controller.

Les personnes grosses, de leur côté, are considered comme au plus bas de l’échelle de l’attirance. Qui n’a jamais entendu : “Tu serais tellement plus belle / plus beau si tu perdais 5 kilos ?” Thinness is the number one criterion in terms of beauty, in a good number of countries in the world, starting with France. La prouve? Dans une enquête en partnership avec le réseau social libertin Wyylde, l’Ifop révélait that 48% of men, toute tranche d’âge confondue, refused purely and simply to be a couple with a person who did not correspond to the beauty criteria of the society.

The culture of comparison

La grossophobia s’ancre clairement dans ce que l’on appelle la culture de la comparison. Si les gros sont moins valureux, moins beaux que les minces, ils se retrouvent dans un rôle de faire-valoir, et c’est exactamente ce que brête le post de Britney Spears. En témoigne son explication à la publication : “J’aurais aimé pouvoir choisir les nounous de mes enfants, mes danseuses… Si j’avais eu les danseurs de Christina Aguilera, j’aurais eu l’air tellement mince…” Un message qui témoigne aussi bien du manque de contrôle qu’elle a pu avoir sur sa vie, que sur son besoin de se sentir mieux en rabaissant les autres.

D’ailleurs, des internautes par milliers lui ont reproché son attitude, à beginner par Daniella Vanier, influenceuse grande taille, et Felicity Hayward, mannequin grande taille, qui affirmement respectively : “On ne critique pas d’autres femmes pour booster sa propre confiance en soi”, et “S’il te plaît, ne bodyshame pas toute une communauté qui t’a toujours brought son soutien.” Mais encore une fois, l’attitude de Britney Spears n’est pas si suprenante, puisque le patriarchat a toujours poussé les femmes à se compare entre elles rather qu’à se supporter les unes les autres.

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Le stereotype de la “copine grosse”

Ce post Instagram qui ne se voulait sans doute pas si violent a toutefois fait remonter de tristes souvenirs pour bien des personnes en surpoids, et en particular pour les femmes qui se sont toujours vues comparées à leurs amies. Pires, toutes celles qui avaient des personnes dans leur entourage qui ne les fréquentainet que pour qu’elles puissens servir de faire-valoir. “Je me souviens d’une ancienne “amie” de la fac”, raconte Lisa. “À chaque fois qu’un mec s’intéréssait à moi et pas à elle, elle soupirait et me disait qu’elle ne comprenait pas ce que j’avais de plus qu’elle.” Même son de cloche chez Marine, qui se souvient encore : “Je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a dit : “Comment as-tu fait pour trouver l’amour et pas moi?” Sous-entenu : je suis mince et désirable, tu es grosse et moche, et pourtant c’est toi qu’on aime. Je ne comprend pas pourquoi.”

The stereotype of the “gross girlfriend” or the “gross girlfriend” has been used several times as a humorous resource in cinema and TV series. Avec une simple publication, Britney Spears a fait remonter enormément de ressentiment de la parte toute une communauté qui en a plus qu’assez d’être laissée pour compte en raison de son poids.

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