Mort de Monnette Sudler, guitar heroine – Libération

La guitariste d’exception, originaire de Philadelphie, s’est notably illustrée dans les années 70 aux caôtes du saxophoniste Byard Lancaster et du vibraphoniste Khan Jamal. She is 70 years old.

Happy Tuesday : tout amateur de musique se doit d’avoir écouté ce thème, qui s’étire sur la première face de Sounds of Liberation, album sorti à tout petit tirage en 1972 sur Dogtown et devenu culte depuis. Au dos de la pochette, on y voit ce collectif de musiciens de Philadelphie adossé à un mur graffité, où figure une femme de tout juste 20 ans. Voilà Monnette Sudler, dont la guitare aux accents free funk saturatedes en dit déjà beaucoup sur les qualités. Née le 5 juin 1952 à Philadelphie, elle était alors une des rares instrumentalistes dans une musique où les femmes étaiten souvent astreintes au micro. Sa mère, d’ailleurs, chantait, mais c’est sur le piano qu’elle mit sa fille dès ses 8 ans. Jusqu’à ce que Monnette Sudler récupère une guitare : c’est la révélation pour l’adolescente, qui se branche alors sur le courant folk et le psyché, Jimi Hendrix en influence, avant de prendre pour model Wes Montgomery.

Compositrice autodidacte

Elle en gardera un toucher virtuoso, un doigté net et un phrasé précis qui rappellent l’importance du be-bop, dont témoignent nombre de disques, nomentament sur le label danois Steeplechase. Yet, c’est dans une tout autre vein que Monnette Sudler va commencer par s’illustrer au début des années 70, lorsqu’elle croise la route d’autres jeunes musiciens issus du creuset de Philadelphie: le saxophoniste Byard Lancaster et le vibraphoniste Khan Jamal, who embarks on a typical adventure of this period where jazz is more soulful and radical. Ces quelques années passées au sein du Sounds of Liberation – then his passage alongside Sunny Murray and Sam Rivers – hisseront au rang de légende du free, thirty-five years after the release in 1976 of his first album as a leader, le véloce mais quelque peu plus sage Time for a Change, alors qu’un label français la remet en lumière avec l’album Meeting of the Spirits, allowing him even to return to play in France.

Il s’agit d’une véritable résurrection pour cette compositrice (et chanteuse aux teintes bluesy folk), autodidacte passée ensuite par le Berklee College of Music qui, après avoir connu des jours meilleurs, pour paraphraser le titre de son second disque sur Steeplechase dans une esthétique faussement classique, vraiment originale, va traverser une période sombre. Au cours des années 80s, la vague fusion la fait peu à peu tomber dans un relatif oubli, même si elle accompagne un temps le South-Africain Hugh Masekela. La vie n’est pas si facile, pour contredire un de ses jolis thèmes entitle Easy Living, un sublime calypso qui dit aussi sa fascination pour les cordes subtiles de la musique latine. Un mari violent la pushe vers l’alcool, l’éloignant de la lumière. Jusqu’au fatal accident, en 1993, où, conduisant en état d’ébriété, elle roule à contresens et tue une femme. She spent several years in prison, working on her instrument and writing a new repertoire.

Combats politiques

A sa sortie, Monnette Sudler will be involved in educational programs, becoming a reference for the young generation of Philadelphia, which at the time of his death are attested by numerous tributes on social networks (bassist Anthony Tidd and guitarist Kurt Rosenwinkel ), fondant et dirigeant même plus tard le Philadelphia Guitar Summit, tout en continuant de poser des traces sur disque malgré une grave maladie pulmonaire. Son récent Stay Strong, gravé en pleine pandamiie, rappelle qu’elle n’avait rien oublié des combats politiques pour les droits de sa communauté et qu’elle était encore une guitariste d’exception, dont se fait l’écho la ballade Back to Living Again. Las, ce retour de première classe n’aura pas de suite pour celle dont on vient d’apprendre la mort, des suites d’un cancer, à son domicile de Germantown, quarter historique de Philly.

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