Les traces qu’on laisse

Ce matin, parlons des souvenirs que l’on conserve, nos photos de famille, nos films de vacances, nos journaux intimes et nos collections.

Extracts de l’entretien

Pourquoi garde-t-on des traces du passé ?

Sophie Simonot created a podcast (Vous êtes bien chez Sophie) à partir de messages anciens laissés sur son répondeur. Pour elle, si on conserve des éléments anciens : « C’est lié à l’angoisse de la disparition. Garder, reassure. Conserver des objets est un subterfuge pour tromper cette angoisse. C’est à la fois très universel, très pourpudu, mais aussi très personal et très intime. Répondre à cette question, est compliqué.

I have preserved these messages because I have always been assez préoccupée par le temps qui passe. C’est d’ailleurs assez handicapant. Il ne s’agit pas de nostalgia où on fait quelque chose, on se pose, on se dit que c’était bien ce qu’on a fait, et qu’on le revivrait à nouveau. Là, au moment, je vivais les choses, j’avais l’angoisse que les choses que j’avais vécues disparaissent.

Quand je suis partie de chez mes parents, lorsque je suis arrivie dans mon studio à 19 ans, la première chose que j’ai faite : acheter un répondeur. À l’époque, on n’avait pas de portable. Mes copains m’ont raconté des choses personales sur la bande. Et je me suis assez vite dit que j’allais garder les messages… J’avais besoin de pouvoir les réécouter. Tout cela part d’une petite névrose! »

Les photos de famille de la matière pour écrire des histoires

L’écrivain Gilles Leroy wrote an entire novel sur les photos de famille, Les Jardins publics. Son livre Requiem pour la jeune amie begins par la chute d’un carton de photos. Pour lui, le cliché est « Une histoire dont il faut tirer les fils. Elle dit énormément de choses. On y voit des personnages, leur âge, mais très vite appareit la conscience sociale des gens: à travers les vêtements, à travers l’état de fatigue, à travers le même leur vieillissement précoce. Parfois, vous avez comme ça des tas d’indications qui vous sont données… Et puis il ya le cas particulier des photos de famille. Si on immortalise des réunions de famille à ten, quinze ou 20 ans : des gens qui disparaissent. Ils ne sont pas forcément morts, mais peut-être fâchés. Quand on regarde des photos, on peut vraiment y lire des novels déjà tout prêts. »

Les photos de familles, des révélateurs de la société

Anne Delrez is an artist. Elle created la Conserverie à Metz, un lieu d’archive des photos de familles, de la fin du 19e à aujourd’hui : « Je ne fais qu’imaginer, mais je crois que ce sont majoritairement les hommes qui prennent les photos. While longtemps, les photos etaient prises avec un appareil photo, ce qui voulait dire connaissances techniques et moyens. Et ce sont les femmes qui sont le most often photographed. Et dans leur representation, elles sont libres! Sur les clichés d’hommes que j’ai retrouvés, ils sont dans la posture du père.

Derrière chaque photo, on devine une classe sociale. Suivant les milieux sociaux, on ne va pas photographier les mêmes lieux. Par exemple, chez les bourgeois, la cuisine disparaît. Chez les classes populaires, il s’y passe plein de choses assez drôles. Et globalement, on s’amuse plus souvent sur les photos prises dans les classes populaires que chez les bourgeois. Dans les classes plus aisées les images des années 1930-1940 montrent des personnes qui partent en vacances en Bretagne avec une belle lumière. Les gens portent de très beaux habits et les enfants sont jolis. »

La suite est à écouter…

Témoigner

Have you already thought about writing the story of your life? Quelles sont vos archives familiales? Pourquoi laisse-t-on des traces ? Nous attendons vos témoignages au 01 45 24 70 00, par mail ou bien par note vocale.

With :

Anne Delrez est artiste. She created it la Conserverie à Metz, un lieu d’archive des photos de familles, de la fin du 19e à aujourd’hui. These photographs are digitized and exposed online.

Gilles Leroy est écrivain. It was published Requiem pour la jeune amie en 2021, un hommage à une amie très chère, disparue brutalement. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il a reçu le prix Goncourt en 2007 pour Alabama Songrécit de la vie de Zelda Fitzgerald.

Sophie Simonot est autrice de podcasts et de documentaires radio/télé. She worked for the show “Là-bas si j’y suis” sur France Inter dans les années 90 before participating in the creation of the Movement. Elle collaborate aujourd’hui avec Arte Radio, avec notably la série “Vous êtes bien chez Sophie“et pour l’émission”Les pieds sur terre“, sur France Culture.

Isabelle Millet est biography. Vous pouvez retrouver son site here.

Leave a Reply

Your email address will not be published.