Les Enfants des autres : critique aimante

KIDS ARE NOT ALL RIGHT

C’est l’une des toutes premières scènes des Enfants des others. Dans une salle de classe plongée dans la péombre à la faveur de la faveur d’un film, les élèves s’ennuient, se délassent ou se passionatenent, tandis que Rachel, leur enseignante, les observant avant de se passionatener pour les messages qui illuminen son téléphone, et par la même, son visage. Ce type de sequence abonde dans l’histoire du cinéma, et pourtant cette ouverture simple fait montre d’un savoir-faire evident, qui engendre une immersion instantanee. Et pour cause, son montage constitue une veritable demonstration de force.

Le sens du tempo y est limpide, tant le moindre plan semble toujours démarrer puis s’interrompre sur l’image juste, tant le rythme interne des scènes s’avère équilibrant. Rebecca Zlotowski makes a profession de foi dans le détail with her new feature-length film. Non pas que le tout ne soit pas traversé d’authentiques intentions de mise en scènede réflexions poussées dans la composition tant des plans que dans l’architecture du récit, mais celles-ci n’existent que pour nous révéler une myriad de details.

Les enfants des autres : Photo Virginie Efira, Callie Ferreira, Roschdy ZemUne famille nouvelle?

Si parfois le diable s’y niche, ici, c’est le cinéma qui s’y déploie. Dans un regard appetit, dans l’érotisme d’une silhouette dévoilée, puis masquée, dans la buée d’une salle de bain, quand une main s’attarde sur les cheveux denses d’un enfant, ce sont autant de bribes d’ humanité qui surgissent. Il est d’ailleurs striking de constater comme la cinéaste réutilise quelques effets de style déjà croisés dans sa filmographie, notably les fondus au noir, pour en rethink la signification.

Point de coquetteries ici ou de formes discursives. Le long-métrage vise à attenirre une qualité organique, qu’il maintientra tout du long. Sous les airs anecdotiques (jusqu’au dernier acte) de la plupart des rebondissements, c’est au contraire un soin immense qui est broughtté à l’écriture.

Rachel a la quarantine, et sait qu’elle ne pourra plus faire l’économie de se demander si et comment devenir mère. Mais sa nouvelle histoire d’amour ne laisse peut-être pas la place à cette interrogation. Séquence après séquence, le scenario s’interroge sur comment donner corps aux questionnements de ses personnages. Et si on y parle, ce n’est jamais pour esquiver la grammaire du cinéma, bien au contraire. Comme si le film attrapait toujours ses personnages au milieu d’une action sur le point de faire sens, il observe avec acuité comme ces hommes et ces femmes parlent. D’eux. Of their children. Et le spectateur de constater avec quelle humble maestria la réalisatrice chronique leurs parcours.

Les enfants des autres : Photo Callie Ferreira, Virginie Efira

Comment se lier, se lier comment

MATER DOLOROSA

The director’s previous films have always focused on women whose desires collide with the conception of good or “just life”, as conceptualized by the surrounding society. Des ambitions ou volontés contrariées, parfois appréhendées avec un regard theorisant. On se souvient que dans Grand Central ou Belle épine, le travail sociologique effected par Zlotowski sur des milieux aussi differents que les sous-traitants du nucléaire ou les cercles de ce qu’on n’appelait pas encore les rodéos urbains avait beau être sérieux, il lui manquait encore une dimension organique.

C’est ce qu’elle découvre ici avec bonheur, et laisse éclater à l’écran. Peut-être parce que le récit qu’elle détour est pour partie plus autobiographique. Peut-être ou plus surement, parce qu’elle trouve ici un point d’équilibre remarquable avec son duo de comédiens, dont la proximité avec sa caméra, mais aussi l’un avec l’autre, saute literally aux yeux. Après des années de rôles de durs minéraux toujours partants pour casser des bouches, Roschdy Zem unveils an infinitely more tender, sensible and seductive aspect, which gives each sequence the feeling of assisting the reinvention of an immense actor.

Les enfants des autres : Photo Virginie Efira, Callie Ferreira

Explorer une rencontre

Mais c’est la complicité cristalline entre la metteuse en scène et Virginie Efira qui achève d’impressionner. Tout d’abord because the one’s ability to incarnate the problems that structure the other’s camera is touching in intensity, but also because under the cover of another intimate drama, elles étendent leur sujet jusqu’aux rivages d’un universel inattendu.

Alors que la figure de la belle-mère est connue en histoire de l’art, et aussi au cinéma, pour être synonymouse d’intrigues et de torments, Rebecca Zlotowski en use à une tout autre fin: questionner le sens de la parentité et la figure, presque jamais représentée serenement, de la femme nullipare. Comment transmission? Quels sont les liens qui nous lient et à quelles épreuves peuvent-ils être soumis avant de rompre? Ne pas enfanter, est-ce n’être jamais le parent d’un enfant? En offering à notre regard le sien avec tant de clarté, la cinéaste a fait la plus belle déclaration d’amour qui soit aux enfants des autres.

Les enfants des autres : Affiche officielle

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