« Le FFFM est mort, vive le féminisme! »

The Festival de films féministes begins its last edition

Publié à 9h00

Silvia Galipeau

Silvia Galipeau
La Presse

The sixth edition of the Festival de films féministes de Montréal (FFFM) was launched today in a mitigated atmosphere, both saddened and still militant.

« Le FFFM est mort, vive le féminisme! » C’est plus ou moins en ces termes qu’a été anouncee, dans un communiqué, cette ultime édition, sur fund de post-pandémie, de crisis du financement en culture, dans un context en prime d’inflation : « Refusant d ‘offrir des salaires de crève-faim à son équipe […], les travailleuses culturelles du FFFM ont préférence s’hara-kiriser que de contributer à la culture ambiante du milieu culturel québécois qui sous-paye cruellement ses travailleuses au détriment de leur santé et des organisms avec quelques elles collaborant. Par respect pour la valeur du travail des femmes et des personnes marginalisées, nous préférons plier bagage que de les exploiter. »

Rencontrée à ses bureaux (lire : chez elle, dans un coin travail aménagement à même sa chambre à coucher), la fundatrice du festival — à ne pas confondre avec les Filministes, autre festival féministe montréalais —, Magenta Baribeau, en remet. « C’est sure que c’est triste, confie-t-elle, c’est un projet que je porte depuis six ans. L’absence of financing was the last clue in the coffin… »

Cela fait depuis 2017 qu’elle travaille ici benevolencement. À l’instar de toutes ses collaboratrices, que ce soit à la programmation, à la logistics ou au conseil d’administration.

C’est une charge enorme de travail bénévole. Je n’y arrive pas. Et mes collaboratrices sont toutes parties les unes après les autres en burn-outpas juste à cause du festival, mais du monde culturel en général.

Magenta Baribeau, founder of the Festival de films féministes de Montréal

Cela fait six ans qu’elle espère aussi des subventions. Objectif: payer adequatement tout son monde (une dizaine de personnes, en plus de pour une summe à tous les cinéastes participants). Ironically, elle a enfin obtenu une petite enveloppe cette année, largely inadequate pour les besoins de la cause : 8000 $ du Conseil des arts de Montréal. « C’est la moitie de ce que javais demandé… »

Dans le contexte actuel d’inflation, Magenta Baribeau se retrouve dans un cul-de-sac. Elle ne peut plus demander de l’aide bénévole. Et hors de question de payer « un salaire de crève-faim », comme elle dit. « Ce n’est pas féministe… »

Il faut dire qu’en plus, cette année, « tout coûte plus cher », poursuit-elle. Si elle arrivait à financer symboliquement ses cinéastes les années précédentes au moyen des ventes de billets ou de de t-shirts, ce n’est tout simplement plus possible. « Les salles, la promotion, même les t-shirts et les sacs coûtent trois fois plus cher qu’il ya trois ans. C’est invivable. »

Et tout le monde risque d’en pâtir, croit-elle.

L’offre culturelle alternative est de moins en moins grande. […] Oui, c’est un grand problème. Il ne faudrait pas qu’on arrive avec une culture unique.

Magenta Baribeau, founder of the Festival de films féministes de Montréal

Elle ne cache pas que le fait qu’il y ait un second festival féministe ne l’aide pas. « Pour les subventionneurs, c’est un problème. Ils nous mélangent. » Mais le public sait faire la différence, croit-elle, entre les Filministes, davantage grand public, et son festival, plus militant.

D’ailleurs, tous les festivals font face au même gouffre, faut-il rappeler. « Je travaille dans un autre festival — Présence autochtone — et je sais à quel point les salaires sont bas. […] Si les plus gros festivals ne sont pas capablees, comment est-ce que nous, on pourrait y arriver? »

Si elle ne s’attendait certes pas à devoir mettre la clé dans la porte pour des raisons économiques, Magenta Baribeau peut nevertheless tirer sa réverence sur multipleis belles réussites. D’abord, dès les débuts (exception faite de 2021, année « vraiment difficile » pour la culture en général), ses salles ont toujours été combles. « On a même refusé des gens! » Elle s’est aussi toujours félicitée de présenter au public montréalais ces « petits bijoux » découverts ailleurs. En plus d’inviter (voire propulser) des cinéastes étrangers. « On a permit à beaucoup de gens de découvrir que le cinéma féministe, ce n’est pas plate! […] Ce n’est pas lourd. Nous, on s’assure de présenter des films optimistes, porteurs d’espoir. » Et cette ultime édition ne fera pas exception.

Le Festival de films féministes de Montréal a lieu du 7 au 10 septembre avec des projections à la Casa del Popolo, à la Casa d’Italia et au Cinéma Public, en plus de quelques films offered en ligne.

Quatre films ou séances à ne pas manquer

Life on Tapeby Melanie Lischker


IMAGE FOURNIE PAR LE FESTIVAL

Life on Tapeby Melanie Lischker

C’est le « coup de cœur » de Magenta Baribeau. This long métrage documentaire allemand (presenté en version originale avec sous-titres en anglais) raconte la queste de la cinéaste Melanie Lischker pour comprendre et déchiffrer sa mère, morte dans sa jeunesse, et «reconnecter» avec elle. Par le truchement d’archives familiales, elle découvre ici l’Allemagne patriarcale des années 1970.

Offered online from 7 to 11 September

“Droits reproduceurs menaced”


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Polkaby Joanna Suchomska, lifts the veil on the lives of Polish women caught with strict policies in the area of ​​contraception and abortion.

« Ça dit ce que ça dit, et c’est extremely d’actualité », commented Magenta Baribeau, to summarize the short films presented during the soirée d’overture, mercredi. Des films du Salvador, du Guatemala, de Pologne et even d’ici qui abordent les questions de l’accès à l’avortement, à la contraception ou aux soins de santé in general, chez les jeunes trans notably.

Wednesday, September 7 at 7 p.m

Incorrigiblede Karin Lee


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Incorrigiblede la Canadienne Karin Lee

Several courts and medium fiction films are also on the honor, vendredi, under the theme « Plus vrai·e que nature ». Parmi ceux-ci, Incorrigible, de la Canadienne Karin Lee, raconte l’histoire de Velma Demerson, incarcerée en 1939 pour avoir osé épouser un homme chinois. Soixante ans plus tard, elle a pouruivi le gouvernement canadien pour imprisonnement unjustifié.

Friday September 9 at 6:30 p.m., in the presence of the director

« Sex, vulvas, masturbation and orgasms »


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Le sexe féminin existede Camille de Pietro (Suisse), met en scène des marionnettes de vulves qui parlent.

« Attention, this is not a session of porn films! », précis le program. Plutôt un short métrage et trois documentaires de cinéastes qui se sont intéressées particulier aux vulves. Une invitation à apprendre et rire en même temps.

Jeudi 8 septembre à 18 h 30

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