le cinéma français est-il masochiste?

Même les cinephiles les plus passionnés (et les plus fortunés) n’auront pas le temps de tout voir. À compter de la fin du mois d’Août et jusqu’à début novembre – au moins! –, les films français jouent des coudes chaque semaine dans les salles et prennent le risque de s’entretuer façon cannibalisme en obéissant à une mécanique folle et à une logic d’occupation des écrans qui… n’a rien de logice.

Cette anarchie dans l’exploitation est unfortunately de mise depuis que les cinémas ont fermé de long mois ces deux dernières années pour cause de pandemie. Encombrés par les films restés dans leurs cartons durant ces périodes de desette et pressés de unveiler leurs nouvétés, les distributors sortent leurs « produits » dans le plus grand désordre et provocent un boteillage monstre dans les salles qui ne sert les intérêts personne.

N’en jetez plus!

Qu’on en juge, dès la semaine prochaine, le 31 août, sortiront simultaneously two films d’auteur s’adressant rigoureusement au même public – Avec amour et acharnement de la veteran Claire Denis et Les cinq diablesfrom the juvenile Léa Mysius – ainsi que two fictions plus « populaires » évoluant dans le register de la comédie non abêtissante: La degustationde Ivan Calbérac et La page blanche, de Murielle Magellan. Pour ne rien dire des fictions venues d’autres contrées géographiques et cochant elles aussi les cases de l’auteurisme “pointu” ou du divertissement globally recommendable.

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Risk similaire d’overdose les semaines du 7 et 14 septembre avec, pour névoquer que les films français, la distribution de Revoir Parisde Alice Winocour, avec Virginie Efira, Tout le monde loves Jeanne de Céline Devaux, avec Blanche Gardin, Kompromatde Jérôme Salle, avec Gilles Lellouche, Le tigre et le presidentde Jean-Marc Peyrefitte, avec André Dussollier, Rodeode Lola Quivoron, Chronique d’une liaison passagère de Emmanuel Mouret, avec Sandrine Kiberlain, Citizen d’honneur by Mohamed Hamidi, with Kad Merad, About de Joan, de Laurent Larivière, avec Isabelle Huppert. On reprend sa respiration et on en reste là… même si cette liste fastidieuse est loin d’être exhaustive.

Direction : casse-pipe

Cette surabondance de « biens », qui ne se démentira pas les semaines suivantes, n’a rien à envier à l’inflation annuelle du côte de la rentrée littéraire. Elle dessert evidently la cause des meilleurs films qui peineront à faire parler d’eux dans le grand délire promotionnel et celle des cinéastes qui, victims de la rotation infernale des fictions sur les écrans, vont essuyer des échecs cinglants qui, pour certains d’entre eux, they would probably have avoided it if the films had been distributed in a more consistent manner.

Masochiste, le cinéma français qui envoie ses productions au casse-pipe dans un contexte déjà sinister? On peut legitimet s’interroger. Et les accidents industriels prévisible donneront unfortunately du grain à moudre aux (numbreux) commentators ronchons qui, eux aussi singulièrement masochistes, aient entonner des refrains sinistres sur la mort du cinéma en salles et sur l’élitisme culpable d’une productione hexagonale qui, c ‘est bien connu, mépriserait le grand public.

Sus aux clichés!

Des refrains aussi absurdes que dangereux. Il faut le rappeler: en 2019, dernière année « pleine » before the epidemic, the salles de cinéma françaises ont comptabilisé 213.3 million d’entrées, soit le meilleur score depuis… 1966 (234.2 million) and the sixth year consécutive au-dessus de la barre des 200 million d’entrées. Le tout avec une part de marché pour les films français de 35%, un case unique dans le world où, en règle très générale, les blockbusters Hollywoodiens écrasent tout sur leur passage.

Frappé de plein fouet, comme d’autres sectors (en premier lieu le théâtre), par la pandemicie et les revolutiones dans la « consumption » de la culture, le cinéma français en salles souffre, mais les chiffres, n en déplaise aux grincheux , ne donnent pourtant pas que des raisons de déprimer. Several ambitious hexagonal films have attracted the public en masse since the beginning of the year even if, in other times, their success was probably more successful.

Parmi eux, En corps, de Cédric Klapisch (1.2 million d’entrées), Un autre monde, le film social magistral de Stéphane Brizé (484,000 entrées), Les jeunes amants, la bouleversante histoire d’amour de Carine Tardieu ( 393,000 entries), Les promesses, la fiction politique singulière de Thomas Kruithof. Cet été encore, La nuit du 12, l’impeccable film noir de Dominik Moll, a rencontre un franc succès et a d’ores et déjà rassemble près de 400,000 spectateurs, carrière en cours. Croisons les doigts pour que les meilleurs français de la rentrée, sur quelques nous reviendrons proximatement, connaiunt un destin similaire.

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