La leçon de noblesse de la princesse Anne

Alors que son frère aîné, le Roi, est déjà emporté par un flot d’obligations, la princesse Anne ne quitte pas le cércueil covered par l’étendard royal écossais et orné d’un bouquet de petites roses et de fleurs sauvages. Un hommage qui résumé le destin de celle qui a connu les fastes du trône mais que ses goûts portaient vers la vie la more simple.

The character of Anne d’Angleterre dans la saga des Windsor ressemble à ces héros de la série “Downton Abbey” qu’on découvre à la première saison, puis qui disparaissent des épisodes suivants au point qu’on les oublie jusqu’au moment où le scénariste, soudain, les ressort de son chapeau pour les precipiter au cœur de l’action.

En cette fin d’été, qui s’attendait à ce que le décès d’Elizabeth II replace au premier plan cette altesse de 72 ans oubliée des médias depuis trois decennie? Qui pouvati imagine qu’après tant d’années passées loin des intrigues et des ors de Buckingham elle parvienne à rejouer son rôle d’altesse royale avec pareille maestria? Non seulement elle est la première à courir au chevet de la Reine quand elle apprend que celle ci vit ses derniers instants, mais le lendemain de son decès, après une nuit de eveille et en dépit de sa sainte horreur des journalists, elle rejoint les grilles du château pour se recueilir devant les monceaux de fleurs qui s’y amassent, sans craindre un seul instant d’offrir aux caméras l’image de ses traits ravagés par la fatigue et le chagrin.

La suite après cette publicité

La princesse Anne a saisi qu’en ces temps de crise économique l’avènement de son frère Charles risque de sustigeter des doutes et que la tribu royale se doit d’avoir des gestes assez forts pour conjurer le souvenir des errements et scandales passés.

La suite après cette publicité

Et elle ne va plus cesser. Le 11 septembre, lorsque le cercueil de sa mère pénètre dans le palais royal d’Édimbourg, elle a un mouvement surprenant chez une femme qui a toujours detesté se donner en spectacle: seule parmi tous les dignitaires présents, elle ploie le genou. Dans les rues de Londres, trois jours plus tard, le show monte encore en puissance. Lors de la procession publique du corbillard, on la découvre impeccably sanglée dans son uniforme de la Navy, échine vissée, mâchoires cadenassées, marchant à la même cadence que tous les mâles de la famille, sans un faux pas, elle qui pourtant, dans sa jeunesse, se signalait par ses façons empotées – il lui arriva plus d’une fois de tomber en public, et pas seulement de son cheval. Elle se surpasses encore lors de la «veillée des princes», lorsque’elle se présente à Westminster Hall en grand uniforme d’amiral.

Dès ses 15 ans, ses façons garçonnes consternaient ses professeurs de maintien

At-elle le trac? Si c’est le cas, il ya de quoi. Veste écarlate, pantalon blanc moulant, hautes bottes noires et, pour parachever cet improbable costume bicorne à plumet rouge, un accoutrement qui sur toute autre femme aurait semblé carnivalesque. Mais en actress qui connaît toutes les ficelles du métier, Anne réussit à donner l’illusion qu’il été conçu pour elle et qu’elle l’a porté toute sa vie.

La suite après cette publicité

La suite après cette publicité

La scène stupéfie d’autant plus que le charisme princier n’a jamais été son fort, c’est le moins qu’on puisse dire. During her childhood, la blonde petite fille en robe à smocks, que les photographes officiels mettaient en scène dans les jardins royaux, pouvati laisser espérer que, become grande, elle ferait une honorable princesse de conte de fées. Dès ses ses 15 ans, cependant, il fallut s’y résoleur: ses façons garçonnes consternaient ses professeurs de maintien, sa beauté ne serait jamais renversante et sa diction, comme sa dentition chevaline, était si affligeante qu’elle le disait elle même: «Quand j’arrive quelque part, on s’attend à ce que je hennisse.» On la prétendait d’ailleurs more passionate par les écuries de Windsor than par ses salles de ball. Sa Majesté s’en désolait, le prince Philip s’en amusait: «Ma fille, si on la laissait faire, se nourrairat de foin.»

Elle est l'autre femme qui veille sur Charles.  L'inquietude peut même lui faire oublier sa propre douleur.

Elle est l’autre femme qui veille sur Charles. L’inquietude peut même lui faire oublier sa propre douleur.

© David Hartley/Shutterstock/SIPA

Encouragée par sa complicité, Anne choisit d’assumer sa nature de garçon manqué. Aux études universitaires que certains lui conseillaient – ​​elle était excellente en histoire-géo –, elle préfér, sans surprise, les cours d’équitation. Côté sentiments, toujours aussi determinée, elle s’autorisa quelques embardées amoureuses; c’est ainsi, dit-on, qu’elle connut sa première romance dans les bras d’Andrew Parker Bowles, futur mari de Camilla. On la laissa faire. C’était l’époque du Swinging London. se ranger. Il avait vu juste: enfant et jeune adolescente, elle passait tous ses week-ends à Windsor où il y avait une ferme. Curieuse de tout, la petite princesse y passait des heures à observe le behavior des poules, des vaches et surtout des cochons, ses préférences.

Pour autant, Philip et Elizabeth étaiten pressés de la marier et Anne elle-même, en dépit de son caractère bougon, voire revêche, rêvait amour, délices et orgues. Mais elle ne leur demanda pas leur avis et, quand sa mère apprit que l’élu de son cœur était un roturier, le captaine de dragons Mark Phillips, elle se renfrogna dans la seconde. Elizabeth II connaissait sa fille – avec Anne, quand c’est non, c’est non – et consentit donc à l’impensable, ce qu’elle avait refusé vingt ans plus tôt à sa sœur, Margaret: marier sa fille à un homme dépôr du moindre titre de noblesse.

En sortant d’un gala de charity, elle se fait braquer par un connu armé d’un revolver qui veut la kidnapper

At the end of 1973, in the week before the big day, Anne, already a bon petit soldier of the monarchy and aware that a royal marriage could restore the morale of the United Kingdom, devastated by an unprecedented economic crisis, resigned for a while. à son langage de charretier – lors d’une de ses nombreuses chutes, elle avait ainsi refusé le secours d’un notable en ces termes fort peu châtiés: «Ce n’est pas en me poussant le cul que vous allez pouvoir maider !» Puis elle accepta de se faire relooker de pied en cap par les meilleurs spécialists et affronta sans frémir et sans un faux pas la retransmission de ses noces en mondovision – 600 million de téléspectateurs. Quelques mois plus tard, un nouveau coup d’éclat, involontaire celui-là, la rend ultra-populaire.

En sortant d’un gala de charity, elle se fait braquer par un connu armé d’un revolver qui veut la kidnapper. Loin d’être effrayée par les balles qu’il a tirées sur son chauffeur et son garde du corps, Anne lui tient tête. Lorscur’il pointe l’arme sur elle et lui annonce le montant de la rançon, 2 million de livres, elle reflique froidement: «Je ne dispose pas de cette somme». Elle will confess later: «I knew that if I betrayed you, I would hit you again.» Le chauffeur d’un camion passant par là parvint à maîtrister l’agresseur, un malade mental. «S’il avait eu des accomplices, cela aurait probabilite marché», commenta sobrement Anne, refusant qu’on la qualifie d’héroïne. Son père, Philip, lui, lâcha une boutade qui en dit long sur le tempérament de sa fille: «Si l’agresseur l’avait kidnappée, il aurait vite renoncé à la garder chez lui!»

Avait-il saisi que son caractère volcanique ne tarderait pas à menacer son mariage? Et que sa phénoménale hyperactivité accablait son mari? Non seulement Anne savait tout faire, conduire une chasse au renard, barrer un voilier, étriper un chon, cuisiner un faisan à la diable, manier le fusil de combat, conduire un poids lourd, mais entre ses innumbrables engagements caritatifs et sa préparation des épreuves équestres des JO de Montréal – elle ratera de peu la médaille de bronze –, elle n’avait pas une minute à elle. Tout juste ralentit-elle l’allure avant la naissance de Peter et de Zara, moments de pause qu’elle trouva assommants. Ce fut l’occasion de saisir que, en dehors de ces deux enfants et de la passion des chevaux, son mari et elle n’avaient rien en commun. Peu après, elle découvre qu’il la trompe.

Anne n’a qu’une une seule règle: «Je ne suis pas là pour me montrer, mais pour faire».

À son tour, par représailles, elle va voir ailleurs et c’est ainsi que, en 1985, elle éprend d’un brillant et discret officier de marine, Timothy Laurence. Son mari ferme les yeux, les amants sont prudent, les choses en resteraient là si les missives enflammées que ne cesse de lui adresser le beau Tim n’avaient atterri un beau matin dans les bureaux d’un tabloid, qui s’empressa de les publier. Anne decides to break up with her husband, but does not question the divorce, but her mother opposes it.

En 1991 une obscure institutrice fait savoir, test ADN en main, que sa fille de 5 ans a pour père Mark Phillips. La Reine vient d’accepter que Charles separe de Diana et que le prince Andrew en fasse autant avec Sarah Ferguson. En cette annus horribilis, pas d’autre choix pour la souveraine que d’accepter le divorce d’Anne, qui se hâte d’épouser son Tim. Elle n’a dès lors qu’un but: se faire oublier des médias. Mais elle s’oblige parallelement à assume toutes les corvées qui répugnent aux autres «royals»: couper des rubans et unveiler des plaques dans les patelins les plus reculés du royaume et autres obscure inaugurations de chrysanthèmes. Sans renouncer pour autant à la presidente de 350 charitable organizations, dont ses préférées: la sauvegarde des phares britanniques (elle les a tous visités) et la protection de l’enfance malheureuse.

Là encore, une seule règle: « Je ne suis pas là pour me montrer, mais pour faire.» Et elle n’en a jamais démordu: à 72 ans sonnés, 550 engagements par an, un record. Sans que sa popularity croissante ne lui tourne la tête ni ne la conduise à abandonner son univers de pâtures et tractoreurs, gadoue et fumier, bovins, poules, chevaux et, bien entendu, cochons – elle en fait de succulentes saucisses qu’elle commercialise sur les marchés locales. Ce n’est pas un hasard si le nouveau roi et ses communicants ont choisi de replacer Anne au premier plan de la scénographie royale. Sincere, square, loyal, constant and accustomed to the same sense of duty as her mother, she could be the best asset of Charles III in the politics of proximity, which he believes is the only way to ensure the survival of the monarchy.

Leave a Reply

Your email address will not be published.