EDF: « Les remontrances publiques d’Emmanuel Macron sont scandaleuses, je suis sidérée par tant de culot et de déloyauté », s’indigne Sophie Primas

Il ya des histoires d’amour qui finissent mal. Après 8 ans à la tête de l’entreprise historique française s’il en est, on sait depuis juillet que Jean-Bernard Lévy et l’Etat “ont entamé le processus de succession” du PDG d’EDF, qui avait été reconduit par Emmanuel Macron, 2019 sera fait à l’Elysée. “Il faudrait quelqu’un avec à la fois une culture industrielle, et une culture du public service”, espère Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice du parti Gauche Républicaine et Socialiste (GRS). “Il va falloir quelqu’un d’assez solide”, analyzes the communist senator Fabien Gay, qui ne veut pas trop s’attarder sur des problèmes de personne: “La question c’est quel mandat on va donner à cette personne, quelle qu’elle soit » De même, pour le senator LR Gérard Longuet, qui souhaite seulement que l’Etat « en prenne un bon », alors que d’après lui, Jean-Bernard Lévy « part de lui-même parce qu’il a le sentiment que l’actionnaire ne sait pas ce qu’il veut. »

“Quand on dit qu’à long terme il faudra fermer des centrales, l’entreprise ne recrute plus, c’est réel”

Difficile de savoir exactamente ce qu’il s’est passé entre l’Etat la direction actuelle d’EDF, mais ce qui est certain, c’est que pour réponder aux critiques de Jean-Bernard Lévy élégérates la semaine dernière aux Rencontres des entrepreneurs de France organized by Medef, Emmanuel Macron n’a pas hésité à tacler le PDG. Celui-ci avait mis en cause le cap donné par l’Etat dans la dernière decade, alors shareholder à 84 % de l’entreprise depuis en voie de nationalisation : « Pourquoi on n’a pas assez d’équipes formées? Parce que l’on nous a dit que le parc nucléaire va decliner, ‘préparez-vous à fermer des centrales’. On a déjà fermé les deux premières. Ce sont d’ailleurs les texts en vigueur au moment où l’on se parle. On nous a dit : ‘Préparez-vous à fermer les douze suivantes’. Nous, avec la filière, nous n’avons pas embauché de gens pour construire douze centrales, nous avons embauché pour en fermer douze », avait alors declaré Jean-Bernard Lévy. Réponse d’Emmanuel Macron : « Ce que j’ai entendu dans le débat public ces dernières semaines est unacceptable parce que c’est faux et irresponsable. C’est absolument unacceptable que les gens qui ont eu la responsabilité des travaux de maintenance du parc installed puissent explicer aujourd’hui que nous n’avons pas pris nos responsabilités. Les travaux de grand carénage ont été decided et les investments de formation ont été pris. »

“Ce que j’ai entendu dans le débat public est unacceptable parce que c’est faux et irresponsable”

En clair, en pleine crise énergétique et avec 32 réacteurs nucléaires à l’arrêt, planié ou pas, EDF et l’Etat se renvoient la balle de la responsabilité de l’état actuel du parc. “Je ne vais pas prendre parti, et l’état de leurs relations ne m’intères pas”, temporise Fabien Gay, l’un des parlementaires qui suit de plus près l’actualité de l’énergéticien français. « Une entreprise a besoin de stabilité et d’avoir une vision sur le long terme. Ce qui est réel, c’est qu’il ya eu un choix fait par François Hollande et confirmé par le premier quinquennat de Macron de fermer un certain nombre de réacteurs, avant un revirement. Et quand on dit que le long terme ça sera moins de nucléaire et qu’il faudra fermer des centrales, l’entreprise ne recrute plus, c’est réel. » La presidente LR de la commission des Affaires économiques du Sénat, Sophie Primas, se montre moins diplomate : « Les remontrances publiques d’Emmanuel Macron sont scandaleuses. Si M. Lévy a des responsabilites que je ne connais pas, le Président pouvait le remplacer sans l’humilier de la sorte. Cette attitude est irresponsable, qui va prendre le risque de diriger cette entreprise? Je suis sidérée par tant de culot et de déloyauté. »

“C’est l’Etat qui a progiversé et a fait l’autruche sur les besoins financiers, puis a trouvé un buc émissaire”

The communist senator Fabien Gay rappel tout de même que Jean-Bernard Lévy a été d’après lui l’executant d’une stratégie infructueuse fixede par l’Etat, et pas une simple victime : « Les défauts d’entretien ce n’est pas que la crisis covid. On a cassé des métiers à l’intérieur d’EDF, pour des réductions d’effectif et pour casser les statuts des IEG [la branche professionnelle des industries électriques et gazières en France, ndlr]. EDF is a company owned 84% by the State, if Emmanuel Macron did not agree with the policy of EDF, he would have given other political perspectives. L’Etat aussi accompagé cette casse des métiers, Jean-Bernard Lévy executed. » Sur le fund, la défense d’Emmanuel Macron a ainsi du mal à convaincre. « M. Lévy n’a ceased to alert on the difficulties generated by the energy policy decided by Mme Royal when Emmanuel Macron was economic adviser to François Hollande, then minister, then President: on the mechanism of the Arenh [dispositif obligeant EDF à vendre une partie de sa production nucléaire à un tarif régulé à ses concurrents, ndlr], sur la fermeture des centrales, le discours antinucléaire et ses conséquences sur la perte de competences. All this has fueled the reports that we have made on the industry and the risk of black-out. » De même quand Emmanuel Macron explains that l’entretien des centrales est decorlélé de la relance du nouveau nucléaire, Gérard Longuet (LR) does not buy the justification of the President of the Republic: “The nuclear industry is the same: the experiences en matière de soudure, de métallurgie, de canalisations, de vannes, tout cela rejaillit immediately sur l’entretien et le savoir-faire des constructeurs. Un sector d’activité dont on annonce la mort a du mal à advancer, même si cétait moins marque pour la presidente d’Emmanuel Macron. »

D’autant plus que d’après lui, la défense du President de la République consisting of recalling that he pushed back the objective of 50% of nuclear in the electrical mix from 2025 to 2035 to “give visibility to the sector” » est assez légère : « Pour faire plaisir à Nicolas Hulot, il n’a jamais announce très clairement le nombre de centrales qu’il voulait faire fabricer pour renouveler les centrales existantes. Et même si l’on repousse l’échéance de 50% de nucléaire, vous ne pouvez pas faire l’électrification des usages et de l’hydrogen sans augmenter la production d’électricité decarbonée. Or le Président Macron n’en a pas tenu compte, et n’a pas remis en cause la loi de transition énergétique et de croissance verte qui tablait sur une consommation électrique qui stagnerait. » Une fois n’est pas coutume Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice attached to au groupe communiste, abonde : « La première responsabilité, c’est celle de l’Etat, qui est clairement dans une fuite en avant. On ne peut pas dire qu’EDF n’avait pas travailable sur les nécessities financiers sur le grand carénage, c’est l’Etat qui a progiversé et a fait l’autruche sur les besoins financiers, puis a trouvé un buc emissaire qui est le PDG d’EDF. On n’a jamais voulu avoir une confrontation objective avec les écologists sur ça [pendant le quinquennat de François Hollande, ndlr]. Chacun faisant comme si en diminuant le nucléaire, on allait faire plus d’énergies rénovéables. »

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