Derrière la flambée du gas en Europe, le specter d’une pénurie global d’engrais – 25/08/2022 à 12:27

A farmer sprays a chemical fertilizer on his wheat field in Trébons-sur-la-Grasse, in Haute-Garonne, on April 20, 2015 (AFP / REMY GABALDA)

A farmer sprays a chemical fertilizer on his wheat field in Trébons-sur-la-Grasse, in Haute-Garonne, on April 20, 2015 (AFP / REMY GABALDA)

Par manque des engrais de base dont la Russie est un gros pourvoyeur, les prix de l’alimentation potrouint exploser l’an prochain, ainsi que la faim dans le monde, alertent industriels et analysts du marché des engrais, à l’unisson de l ‘ONU.

Never les engrais de synthèse dits NPK – fabriqués à partir d’azote, de phosphore ou de potasse – n’ont été aussi chers: les prix internationaux ont triplé entre début 2021 et mi-2022.

“La difficulty de mon travail est de prévoir où ils vont être dans les prochaines 18 mois”, admitted Joël Jackson, directeur général et analyste du marché des engrais chez BMO Capital Markets, in juillet lors d’une conference d’analysts aux États- Unis.

En Europe, les engrais NPK s’inscrivent à un niveau “historique”, car indexés sur les prix du gaz – qui constituent 90% des costs de production des engrais azotés comme l’ammoniac et l’uree. Or, le gaz naturel pursues sa flambée au fur et à mesure que la Russie en guerre contre l’Ukraine ferme le robinet d’approvisionement de gaz vers le vieux continent qui soutinet l’Ukraine.

– L’ammoniac touché –

Pour maintenir leur rentatité, plusieurs facsinaires européens d’engrais ceasen leur production d’ammonia, obten en combinant l’azote de l’air et l’hdrogen provenant du gaz naturel. Ce qui n’était pas arrivé depuis la crise financière de 2008.

A plus de 300 euros le MWh de gaz aujourd’hui, “contre 20 euros en moyenne sur les 10 ans passés”, “on a un gros problème: ça ne passe plus pour tous ceux qui fabriquent de l’ammonia, car le gaz est 10 à 15 fois plus cher qu’avant”, explique à l’AFP Nicolas Broutin, patron of the French subsidiary of the Norwegian producer Yara, numéro un européen des engrais azotés.

Yara announced on Thursday that it will reduce the production of ammonia in Europe due to the price of gas, using more than 35% of its production capacity on the old continent.

Pour les mêmes motifs, il avait déjà arrêté deux fois depuis le début de l’année son usine de Ferrare en Italie et suspendu la production pending trois semaines dans celle du Havre en France. In total, there are 3.1 million tons of ammonia and 4 million tons of finished products that will be missing from Yara.

Cette semaine, the premier Polish producteur Azoty announced that it suspended 90% of its ammonia production, and the premier Lithuanian producteur Achema also announced the shutdown of its plant on September 1.

En Hongrie, Nitrogenmuvek est à l’arrêt, et l’usine Borealis de Grandpuits en France doit s’arrétre en septembre et octobre, selon une publication du cabinet d’analystes Argus.

“Le risque de pénurie si toute l’Europe s’arrête est réel, il peut y avoir un problème de ressource car on fabrique les engrais l’hiver en forecast du printemps 2023”, added M. Broutin.

– La potasse aussi –

Les agriculteurs risquent aussi de manquer de potasse à cause des sanctions contre la Russie, l’un des principaux producteurs, et des sanctions pesant contre le Belarus, “responsible d’un sixième de la production de la potasse mondiale” rappelle Joël Jackson.

Before the war, Russia was the premier global exporter of NPK dyes.

The patron of the UN recalled that Russian fertilizers and agricultural products were exempted from sanctions and had free access to world markets “without hindrance”, au risque d’une crise alimentaire mondiale en 2023.

Evolution of gas prices on the European market, and of ammonia, an essential component in the manufacture of nitrogen fertilizers (AFP / )

Evolution of gas prices on the European market, and of ammonia, an essential component in the manufacture of nitrogen fertilizers (AFP / )

Le Brésil, puissance agricole dont la Russie est le premier fournisseur d’engrais, “a déjà pris conscience de sa dépendance qui va peser sur la campagne agricole 2023”, point out les experts du guide mondial CyclOpe des matières premières.

Les fabricants redoutent une “artificial destruction of demand” dit M. Jackson: les agriculturists risquent de se rationner ou de faire l’impasse sur certains engrais devenus inabordables. “Ca se voit déjà partout en Europe” added M. Broutin.

“C’est en 2023-2024 que se fera sentir la hausse des prices des engrais et eventually leur moindre utilisation”, added the CyclOpe, qui s’attend à une production agricole “sensiblement réduite” en Afrique.

Dans le monde globalisé des engrais, ces perturbations, pour l’instant essentially européennes, font les affaires de certains.

Pour se passer de gaz russe, les producteurs européens importent notably depuis fin 2021 de l’ammoniac d’Amérique du Nord ou d’Australie, selon M. Broutin.

Certains y voient un avantage pour les engrais organiques (fumiers etc..) ou ceux produits à partir d’hydrogen “vert”.

En attendant, le numéro un mundial des engrais, le canadien Nutrien, va augmenter sa production de potasse pour compenser d’éventuelles défailances russe ou biélorusse. Joël Jackson predicts at least a doubling of Nutrien benefits this year.

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