de la tête brûlée Federer au gentleman Roger, la construction d’une légende

Chers parents, si votre enfant ou adolescent a un goût invétéré pour les choix capillaires disputables et un caractère bien trempé, ne déséspérez pas. Il pourrait bien devenir comme Roger Federer. L’image peut prêter à smileri ceux qui voient dans le Suisse un modèle de sobriété et de classe. Le futur retraité n’a pourtant pas toujours été ce champion pulled à quatre épingles et vanté par tous pour son behavior irreprochable. Roger n’est pas né Federer, la légende immaculée du tennis. Il l’est devenu.

Jeune, Roger Federer avait tout du garnement. Pas un sale gosse, même plutôt respectueux disent de lui ses premiers formateurs. Mais un garçon hyperactif, fou de la balle jaune et déjà très ambitiouseux. “J’ai le souvenir d’un gamin effronté et libreracontait à L’Equipe Mathieu Aeschmann, un de ses partners au tennis-études suisse d’Ecublens. Il était très sympa et drôle. Il était simplement nature, avec un caractère frondeur, agazant et attachingat à la fois.

Ce temperament affirmed pouvait alors vite se transformer en grande frustration quand tout ne se passait pas comme il le souhaitait sur le terrain. Roger Federer is émotif – un trait qu’il conservera toute sa career, en témoignent ses lames versées après ses grands titres – et peine à maîtriser ses nerfs. “À une époque, je balançais beaucoup ma raquette, et à 16 ans, j’ai même été exclu du court pour ça“, avouait-il au Daily Express le 21 novembre 2017. Au point de devoir faire appel à un spécialiste, Christian Marcolli, ancien joueur de football reconverti en spécialiste mental de la performance. “When I was 17, my family decided that I needed to see a psychologist because I was nervous when I played.

Les défaites étaiten de vrais désastres pour luiévoque son père dans le livre Roger Federer, the quest for perfection. Et quand il n’aimait pas quelque chose, il pouvait devenir très agressif. Les dés et tous les jeux de société volaient à travers la pièce.” Le Suisse doit travailler sur son attitude car le talent, lui, est bien là, et commence à faire parler du jeune Roger.

Roger Federer launches his racquet au sol during his quarter finale of the tournament in Marseille, February 5, 1999 (BORIS HORVAT / AFP)

Il était venu à Genève pour me servir de sparring-partnerse remémore l’ancien joueur Marc Rosset au journal Le Temps. D’ordinaire, les petits jeunes balisent un peu à l’idée de jouer avec le numéro un suisse, mais lui était plus que relax.” Une décontraction qui ne l’empêche pas de se révéler en remportant Wimbledon chez les juniors.

On his arrival among the greats in the ATP circuit, Roger Federer détonne par son. Cheveux peroxydés, coupe en bataille et collier de surfeur, puis catogan assorti à une barbe de trois jours… Federer est alors un jeune de son age, avec ses eccentricités stylistiques. Son jeu se polit, ses premiers exploits ne tardent pas, comme sa victoire sur l’une de ses idoles, Pete Sampras, sur le gazon londonien en 2001. Mais ses coups de sang n’ont pas totalement disparu. Le déclic intervient un peu plus d’un an plus tard. En plein Masters 1000 de Toronto, son entraigneur Peter Carter, qui l’a façonné depuis les juniors, décède dans un accident. Confronté pour la première fois à la perte d’un être cher, Federer est “plus énervé qu’il ne l’a jamais été de sa vie” raconte le journalist suisse Rene Stauffer dans le livre Roger Federer, the quest for perfection. “Je crois unfortunately que ce decès marque une rupture dans son parcoursexplicait Marc Rosset au Temps. Après ce drame, il a cessé d’être nonchalant, comme s’il devait réussir.

Federer le tempétueux débute sa mission vers les sommets, mais surtout vers son épanouissement. “I was pris dans un mélange entre le fire et la ice, He explained it in a promotional video for one of his partners, in November 2018. Le feu du désir de la victoire, de la joie après un beau point, et le froid pour me calmer et accepter les défaites, les mauvais coups, la crowde, les mauvaises circonstances… J’ai trouvé l’équilibre après trois ans passés sur le circuit. I thought long term, I wanted to play for 15 or 20 years, and I decided that I would behave ainsi sur le terrain. Et qu’ainsi, je ne perdrai plus un match à cause de mon mental.

The consequences are immediate. Premier title of the Grand Slam in 2003, cinq titres de rang à Wimbledon (2003 à 2007) et à l’US Open (2004 à 2008), une quantité de sacres astronomique, 237 semaines de rank comme numéro un mondial (from février 2004 à août 2008)… De quoi cementer sa place dans les livres d’histoire de son sport, voire du sport tout court. Mais aussi dans les cœurs des fans de tennis. Because Federer le facétieux est devenu une sorte de gender idéal, les cheveux coupés sans la moindre mèche qui dépasse, père de famille model grâce aussi à l’équilibre que lui apporte sa femme Mirka, qui l’accompané partout depuis leur rencontre en 2000 et gère de main de maître sa career.

Le garnement qui partageait sa chambre entre trophées et posters plantureux de Pamela Anderson compte le chantre de la mode et du “bon goût” Anna Wintour dans son entourage. La pureté de sa technique est completée par son allure en dehors du court, toujours impeccable. Sa bonhommie fait de lui l’une des personnes les plus agréables et sympathiques en interview. Sur le circuit, tous mettent en avant sa disponibilité, sa gentillesse ou encore son espièglerie. Bon sous tous les rapports sans être lisse en somme. Even his adversary number one, Rafael Nadal, evokes their rivalry as “an honor and a privilege“. Il est loin le temps des mèches blondes. Federer le gentil rebelle a fait de sa mue une des plus belles histoires de sa generation.

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