critique Bonnie & Clyde halluciné sur Arte

A History of Violence

Dès son premier épisode, et avec une limpidité tout à fait satisfactore, Les Papillons noirs installe sa riche galerie de personnages. Sans que leurs enjeux soient encore clearly defined, le charisme d’Adrien, d’Albert et des autres protagonistes de la série transparaît immediately thanks to the brilliant interpretation of the comedians. If the melange of sweetness and assurance of Alice Belaïdi, the strangeness of Brigitte Catillon and the determination of Sami Bouajila captivate immediately, la palme revient particularly à la prestance et à l’ambiguïté des deux acteurs principaux.

La violence et la fragilité dissimulée d’Adrien sont perfectly incarnées par un Nicolas Duvauchelle magnetic, tandis que chaleur et la noirceur d’Albert sont admirably campées par un royal Niels Arestrup. La simple confrontation de ces deux passionnants interprètes pendant six épisodes aurait pu suffire à créer suffique d’étincelle pour porter avec brio l’entière série Created by Bruno Merle and Olivier Abbou.

Photo Nicolas DuvauchelleNicolas Duvauchelle au sommet

Une talented galerie de comédiens qui parviennent à materialiser avec justesse une violence plus ou moins cachée par leur personnage. Entre les meurtres pleins de rages narcontées par Albert, la queste de revenge de Carrel et la véritable fureur qui sommeille en Solange, les protagonistes des Papillons noirs luttent presque tous contre une brutalité latente qui les rend ambiguës, et donc passionatens.

Le plus bel exemple en est peut-être le récit d’Albert qui fait resurgir l’animosité cachée d’Adrien. En effet, en prenant les tentatives de viols dont Solange a été victime comme moteur des différences meurtres du couple Desiderio, Les Papillons noirs ne parle pas tant de violence faites aux femmes que de la transmission even de cette violence entre les individus. C’est d’ailleurs l’objet de la spécialité scientifique du personnage d’Alice Belaïdi, l’épigénétique, qui est l’étude de l’hérédité de traits biologiques ou comportementaux d’un être vivant à un autre.

En clair, notre histoire et celle de nos ancêtres s’inscrivent dans nos gènes et peuvent eventually se transmissar à autrui. The series created by Bruno Merle and Olivier Abbou questions the origin of the ferocity of its characters and stories comment des héros peuvent se transform en monstres, qu’ils soient des pseudo sauveurs masculins ou des femmes meurtries en quête de vengeance. Des problématiques qui font des Papillons noirs une série thématiquement passionnante et d’une belle ambiguïté morale.

Photo Sami BouajilaLes hommes qui n’aimaient pas les femmes

Everything Everywhere…

Une ambiguïté qui coupe la série realized par Olivier Abbou de tout manicheisme. Dans Les Papillons noirs, les plus grands meurtriers peuvent aussi être les plus grands romantiques. En témoigne la crazy passion that unites Albert and Solange, la liaison contrariee entre Carrel et sa colleague Mathilde, mais aussi l’amour maternalnel de Catherine pour son fils Adrien. Ces liens qui unissent les personnages ne sont jamais là pour excuser leurs agissements, mais augmentent la série d’une jolie tendresse qui jure avec sa brutalité générale.

La création de Bruno Merle et d’Olivier Abbou travaille ainsi une souplesse de ton tout à fait exaltante. La reconstitution des années 70 peut ainsi se permettre d’être solaire et colorée, malgré ses surgissements de violence graphique. Cette pluralité de registres fait des Papillons noirs un plaisir réguillet surprenant et plaisant à suivre d’épisode en épisode.

Photo Alice BelaïdiRomance(s) contrarie(s)

Une versatilité qui prend également forme dans l’imagerie de la série qui oscille entre des teintes chaudes et luminuses dans le passé, et des couleurs plus sombres et bleutées dans le présent. L’élégante photographie d’Antoine Sanier est un vrai plaisir pour les yeuxs’amusant avec des compositions très stylisées à grands coups de jeux de refletes, de travail du flou et de travelings raffinés.

Par ailleurs, les couleurs vives qui sculptent les cadres des Papillons noirsles zooms agressifs sur les visages de cadavres et les violent inserts sur les ciseaux ensanglantés ne sont pas sans faire écho au genre du giallo, ce mouvement italien très stylisé où les cinéastes mélangeant allégrement de la violence graphic et de l’érotisme à peine dissimulé. C’est en conjuguant ces tones et références que la série created par Bruno Merle et Olivier Abbou parvient à intriguer et stimuler son spectateur.

Photo Alyzée CostesViolence sunny

… Too Much At Once

Cependant, qui dit plaisir des pupils ne dit pas necessairement grand moment de mise en scène. Effets kaléidoscopiques et séquences stylisées se succèdent avec un travail plastique certes plaisant, mais sans realtement parriven à imprimer une atmosphere comic, horrifique ou sensible. À travers ces séquences technically imparables, mais qui ne sont peut-être pas beaucoup plus, Olivier Abbou proves une certaine habileté filmique, mais ne fait finalement pas ressentir grand-chose.

Par ailleurs, cette mise en scène démonstrative s’assoupit parfois dans son strict opposé, un filmage beaucoup plus éteint et mécanique. Olivier Abbou se laisse quelquefois aller à un découpage carrément répétitifcomme lors des différences trajets en voiture des personnages qui se ressemblent parfois à la coupe près, allant jusqu’à reprendre une musique à l’identique pour le voyage d’un même protagoniste.

Photo Niels ArestrupUne série qui en fait trop?

De ce filmage contradictoire en ressort une frustration ferme, surtout aux vues de la technicité dont fait preuve la série en matière de photographie et de machinerie. Mais c’est finalement l’attache même du spectateur envers les personnages qui en pâtit le plus, comme en témoigne la relation entre Albert et Solange qui se retrouve noyée dans les effets de styles et les artifices de la mise en scène.

L’empathie du spectateur pour ce couple central au récit s’en trouve alors étouffée. En termes d’écritures, cette démonstravitité se retranscrit par une accumulation de révélations au fil de la série. Un jeu de twists certes ludique, mais parfois un peu grossier lorsque les créateurs s’amusent à redistributer de façon un peu grand-guignolesque les rôles du chat et de la souris. En ne ménageant pas ses effets, Les Papillons noirs en devient un divertissement souvent plaisant, mais se prive finalement d’une atmosphere et d’une sensibilité qui auraint pu être salvatrices.

L’intégralité des épisodes des Papillons noirs est disponible sur Arte.tv depuis le 7 septembre 2022

Les Papillons noirs : Affiche

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