Bruno Patino, président d’Arte: “Nous ne sommes plus une chaîne”

What convinced you to launch season 3 of “En thérapie”?
Nous ne faisons pas de saison pour faire des saisons. Le premier motif pour le faire, ce n’est pas l’analyse d’audience, c’est de se demander si on va être capable de faire une saison aussi forte. La répétition ne m’interesse pas. Season 3 depends on this too. Pour le moment, elle n’est pas en chantier.

En matière d’auteurs qui ont des histoires à raconter, prenons l’exemple de “Mytho” avec Marina Hands et Mathieu Demy, qu’Arte a annul alors que l’écriture des quatre premiers épisodes de la saison 3 était déjà terminie. Qu’est-ce-qui a motivé cette decision ?
Il faut demander au directeur éditorial. Cela ne veut pas dire qu’on ne va pas retravailler avec les mêmes auteurs, cela signifie qu’il n’y avait peut-être pas de conviction partagée pour penser que les personnages avaient encore beaucoup de choses à vivre. Notre modèle, ce n’est pas de faire des saisons 3, 4, 5, 17… La mini-série avec Audrey Fleurot compte trois épisodes. De même, il n’y a aucune raison pour que “Les papillons noirs” ait une suite. Nous voulons les récits les plus riches. Nous ne sommes pas Netflix, nous n’avons pas quelques milliards à donner chaque année pour des séries.

How much Art invest each year in fiction?
Arte France invests 31 million euros per year. C’est un budget qui s’est plutôt développé ces dernières années. Avec des ressources en diminution en provenance de l’Etat, nous n’avons pas augmente ce budget, mais nous l’avons maintenu

La suppression de la royalty, replaced par l’affectatione d’une partie de la TVA pour financer l’audiovisuel public, vous inquiète-t-elle?
Il ya d’abord la discussion tout à fait légitique qui consiste à dire que l’audiovisuel public doit benefer d’un financement stable, inscrit dans la durée. Et, en matière de méchanisme d’indépendance, il faut que la decision de financement ne soit pas réléée aux politiques discussions à un moment donné. La redevance était une ressource affectede, qui sanctuarisait la ressource de l’audiovisuel public. Aujourd’hui, la solution trouvée, le prélèvement sur la TVA, est aussi une ressource affectede qui est rather sanctuarisée. Le changement d’un point de vue technique et budgetary n’est pas majeur pour les deux ans à venir. On peut être globalement rassurés par rapport à cela.
Mais avec la royalty, il y avait aussi la symbolique d’un élément très identifié par rapport à un simple levévement sur la TVA. From my point of view, the symbolic is important. Il ya un deuxième niveau par rapport au financement, qui m’importe davantage, c’est celui d’Arte. La chaîne est le produit d’un traité international entre deux Etats souveraines qui décident à parité absolue. Il ya eu une augmentation de la royalty en Allemagne et la partie allemande, surtout après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, a tendance à say qu’Arte est très importante dans la proposition européenne. Ce que j’ai dit, c’est que face à la dynamique allemande, il faudrait la même dynamique côté français in terme de financement. Nous sommes très soucieux de cet aspect de parité. Je suis relatively confident là-dessus. Je crois qu’il ya une vraie prise en compte de l’importance d’Arte et de sa spéficicité.
La discussion sur le financement est importante, avec des indications plurianuelles, ce qui n’exonère pas l’audiovisuel public et au premier chef Arte, de ses responsabilites. C’est-à-dire d’essayer de faire la meilleure chaîne possible, au service du public.

Dans une interview accordede au “Journal du dimanche” en début d’année, vous avez evoqué votre ambition de faire d’Arte une “platforme multilingue de reférence en Europe”. Où en est ce chantier ?
The positioning of the platform Arte.tv c’est d’être une PHQ, une platforme de haute qualité. Evidemment, il ya moins de contenus que sur Netflix, même si je n’ai aucun problème avec cette platforme. Mon positionnement à moi, c’est “the shop around the corner” (la boutique au coin de la rue, ndlr), où vous savez exactly où vous êtes. Une platforme editorialisée et contextualisée. Quand on parle d’une version en six langues d’Arte, cela signifie qu’il ya six versions de cette platforme, éditorialisées et contextualisées selon chaque countries.
A l’heure actuelle, elle existe. Pour reprendre la métaphore de l’arbre que j’utilise en interne, c’est encore une pépinière. Hors versions française et allemande de la plateforme, nous avons entre 450 et 500 heures de programs disponibles. Nous en avons 8.000 sur Arte.tv en Allemagne et en France. Pour faire grandir tout cela, il faut des moyens. Nous avons eu le soutien de l’Union européenne, que je remercie chaque jour. Et notre travail c’est de convincencre les partenaires de faire growir cet arbre, dans le but de le rempoter en forêt. Le gros du travail a été fait. Le très gros du financement a été obtenu. Toute l’infrastructure est là. Nous allons croître avec plus de contenus et l’objectif de se faire connaître du public.

L’objectif est-il d’être disponible en plus de six langues différentes?
A terme oui. Mais l’objectif est déjà de grandir sur ces six langues-là.

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